ARGYLLE
Matthew Vaughn
NOM ORIGINAL
ARGYLLE
DATE DE SORTIE
31/01/2024
DUREE
2h14
GENRE
ESPIONNAGE
NATIONALITE
AMERICAINE
Bryce Dallas Howard
ELLY CONWAY
Henry Cavill
AGT. AUBREY ARGYLLE
Sam Rockwell
AIDAN WYLDE
Bryan Cranston
RITTER
John Cena
WYATT
SYNOPSIS
Elly Conway est l'auteure solitaire d’une série de romans d’espionnage à succès, dont l’idée du bonheur se résume à une soirée tranquille à la maison avec son ordinateur et son chat, Alfie. Mais lorsque les intrigues de ses livres, centrés sur l'agent secret Argylle et son combat pour démanteler un réseau d'espions mondial, commencent à ressembler étrangement aux opérations secrètes d'une véritable organisation d'espions, sa tranquillité ne devient plus qu’un souvenir. Aux côtés d’Aidan, un espion pourtant allergique aux chats, Elly n’hésite pas à embarquer Alfie dans son sac à dos pour mieux se lancer dans une course contre la montre aux quatre coins de la planète afin de distancer de dangereux tueurs et empêcher ses fictions de dépasser la réalité.
VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?
C'est en voyant, sous l'impulsion de ses enfants, un documentaire sur Taylor Swift, que Matthew Vaughn a trouvé l'inspiration pour le personnage d'Elly et son chat. En effet, la chanteuse y emmène l'un de ses chats, un Scottish Fold, dans un sac à dos à chats.
Alfie le chat d’Elly est interprété par Chip, qui n’est autre que celui de Claudia Vaughn, plus connue il y a quelques années sous son nom de jeune fille : Claudia Schiffer. Cette dernière est l'épouse de Matthew Vaughn depuis 2002. L'ancien mannequin est désormais productrice, notamment des longs-métrages de son compagnon (la saga Kingsman) mais aussi de films comme Rocketman, Eddie the Eagle et Tetris.
À l'origine, un chat "professionnel" avait été embauché mais était extrêmement coûteux et peu coopératif, si bien que le réalisateur a décidé de le remplacer (et a ainsi économisé 75 000 dollars !).
Désireux de faire un film d'espionnage, Matthew Vaughn a vu son souhait se réaliser lorsqu'il a croisé la route du manuscrit d'un roman d'espionnage inédit écrit par une autrice inconnue, Elly Conway. Selon le réalisateur, Argylle est le meilleur thriller d’espionnage qu’il ait jamais lu mais la structure était trop linéaire à son goût, pour l'adapter tel quel à l'écran. Il a ainsi décidé de faire du monde et des personnages du livre la matière de son film.
Avec le scénariste Jason Fuchs, le réalisateur a commencé à développer un scénario contenant un méta-changement majeur, dans lequel une version fictive de la véritable Elly Conway, l'autrice du livre, deviendrait le personnage central du film. Ainsi, le long-métrage est un enchevêtrement entre la réalité et la fiction.
Argylle est inspiré du quatrième roman d'une saga littéraire du même nom, écrite par Elly Conway. Seul le premier livre a été publié au début de l'année 2024, le reste étant encore inédit. Matthew Vaughn dit avoir eu accès au manuscrit avant la publication. Il demeure donc un flou autour de cette saga, d'autant plus qu'Elly Conway est une illustre inconnue, qui aurait donc réussi à vendre les droits de son ouvrage pour une adaptation cinématographique d'un budget d'environ 200 millions de dollars. Les seuls éléments que l'on sait d'elle est qu'elle est originaire de New York et qu'elle a travaillé en tant que serveuse avant de se lancer dans l'écriture. Quant à son visage, il n'existe qu'une photo en ombre chinoise d'elle. Enfin, ses réseaux sociaux sont désespérément vides. Elly Conway paraît si mystérieuse que certains avancent qu'elle n'existerait tout simplement pas.
La machine s'est emballée sur internet quand une rumeur affirmait qu'Elly Conway était la chanteuse Taylor Swift. L'hypothèse est née du chat que possède le personnage de Bryce Dallas Howard dans le film. Il s'agit d'un Scottish Fold, comme celui qu'a la star, qu'elle transporte elle aussi dans un sac à dos. Par ailleurs, Taylor Swift affiche parfois des tenues avec un motif en losanges, appelé en anglais "argyle pattern". Le compte Twitter/X du film a participé à brouiller les pistes en postant des paroles de chansons de Swift. Néanmoins, Vanity Fair a affirmé que, d'après ses sources, la chanteuse n'était pas l'autrice du roman.
Alors qui se cache derrière Elly Conway ? On ne le saura peut-être jamais. Certains citent l'auteur Terry Hayes, d'autres l'écrivaine Tammy Cohen, qui a l'habitude d'écrire sous alias, et dont l'agent est Felicity Blunt, sœur d'Emily Blunt et épouse de Stanley Tucci... qui a tourné avec Vaughn dans The King's Man : Première Mission.
L'équipe d'Argylle s'est certainement juste amusée avec le concept méta du scénario, inventant une autrice pour en faire l'héroïne du film, et entretenant le mystère pour faire persister la magie du cinéma.
La Critique de SevenArt
L'IMPRESSION D'ENSEMBLE
Film à étages, généreux en rebondissements, globalement agréable même si trop de rebondissements, tue le rebondissement. Disons que si la plupart des films qui sortent ces dernières années sont trop court, trop plats et ennuyeux, celui-ci ne l’est pas. Divertissant, il n’atteint toutefois pas le niveau de la saga « Kingsman » du même réalisateur. Si les scènes de combats sont impressionnantes, les décors magnifiques et l’humour très agréable, c’est la faiblesse des acteurs qui donne un coup de mou au film, et laisse un arrière goût d’amertume.
LA NOTE : 7/10
L'HISTOIRE
Peut-être un peu foutoir. Comme si on avait voulu faire complexe, sans être complexe. La première heure est un peu perturbante par tous ces changements qui ne laissent pas vraiment le temps de s’installer confortablement dans le film. Et le risque avec tous ces personnages, tous ces retournements de situation, c’est que l’on perde le réalisme de l’histoire. On a là une sorte de « Kingsman » débridé qui donne un mélange un peu bancale entre un Bryan Cranston qui pilote son organisation secrète d’un fin fond des mers à bord de son bateau de combat et Samuel Lee Jackson qui gère son affaire, lui, depuis une grange au fond de son vignoble perdu dans la Bourgogne ?!
LA NOTE : 6/10
LE JEU
Bryce Dallas Howard démontre, s’il était encore utile, qu’elle est bien trop juste pour camper un personnage principal. Ses expressions sont très réduites et ici elle se contente de sourire bêtement à ses parents, hurler et crier sur Sam Rockwell ou s’en tenir à une expression neutre le reste du temps. C’est clairement limite. A ses côtés Sam Rockwell en fait des tonnes pour combler les vides. Les seconds rôles Bryan Cranston et Samuel Lee Jackson font le job, ce qui est moins le cas de Catherine O’Hara, qu’on avait oublié depuis « Maman j’ai raté l’avion ».
LA NOTE : 5/10
LE RYTHME & LA MUSIQUE
Le film dure 2h15. Une durée plus que confortable et parfaitement mise à profit par Matthew Vaughn pour nous en mettre plein la vue. Film à gros budget, et gros rebondissements, mais qui s’avère finalement assez fourretout. On sent le bolide lancé à toute vitesse et qui devient vite moins maitrisable. Plus les minutes avancent plus les faiblesses se voient, plus l’histoire perd de sa crédibilité, plus les acteurs montrent leurs limites. Bref, ici on aurait peut-être dû faire plus court, et surtout plus simple.
LA NOTE : 6/10
La musique est signée Lorne Bafle. De très bonnes musiques pour ce film qui bénéficie d’un thème, ce qui est signe, en général, d’une BO de qualité. Outre les musiques originales, on profite dès l’ouverture du tube de Barry White « My First… », complété par Bowie « Let’s Dance », Elvis Presley ou encore les Beatles avec un titre magnifique, « Now and Then », qu’on entend souvent durant le film.
LA NOTE : 8/10
LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX
Les décors sont très bons comme souvent dans ce genre de film un peu « bondien » qui nous emmène un peu partout dans le monde. Si on commence en Grèce, on part rapidement pour Londres, et même le vignoble français.
LA NOTE : 7/10
Les effets spéciaux sont très bons eux aussi. Ce sont les scènes de combats qui sont les plus impressionnantes, notamment celles dans le train et l’appartement de Londres. Les ralentis et l’intégration de l’humour donne un intérêt à ces scènes qui ne sont plus une seule succession de coups de poings ou de coups de feux insipides qui n’ont d’intérêt que de déterminer qui est le vainqueur.
LA NOTE : 7/10
