L’ENFANT QUI MESURAIT LE MONDE

Takis Candilis

NOM ORIGINAL

L’ENFANT QUI MESURAIT LE MONDE

DATE DE SORTIE

26/06/2024

DUREE

1h44

GENRE

DRAME

NATIONALITE

FRANCAISE

Bernard Campan

ALEXANDRE VARDA

Raphaël Brottier

YANNIS

Maria Apostolakea

MARAKI

Fotini Peluso

THEOFANIA

Stathis Kokkoris

ANDREAS MANOS

SYNOPSIS

Sur l'île de Kalamaki en Grèce, Yannis, un jeune enfant autiste, rythme ses journées en mesurant l'ordre du monde : les bateaux qui accostent, les prises des pêcheurs, le va-et-vient des clients du café.L'arrivée inattendue de son grand-père, Alexandre Varda, homme d'affaires de renom qu'il n'a jamais rencontré, va perturber l'équilibre fragile de son quotidien. Malgré leurs différences apparentes, une relation profonde et bouleversante se tisse entre ce grand-père distant et ce petit-fils aux talents singuliers.

VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?

La lumière de L’Enfant qui mesurait le monde est très différente de celle qu’on a l’habitude de voir dans les films qui se déroulent sur les îles grecques. Takis Candilis précise : "C’était un choix. Je ne voulais pas de cette image d’Épinal que tout le monde connaît : la mer bleue, le ciel écrasant, le petit âne qui monte le long des marches… Je voulais la vraie Grèce, celle où il n’y a pas de touristes, celle qui souffre. Spetsès est une île plus fréquentée par les Athéniens que par les touristes."

Le personnage d'Alexandre découvre en même temps les multiples difficultés économiques auxquelles se heurtent les habitants de l’île - petits trafics, opérations immobilières illégales - et la solidarité qui existe malgré tout entre ces gens. Takis Candilis confie : "En Grèce, le salaire moyen ne dépasse pas sept cents euros, les gens sont obligés d’exercer plusieurs métiers et les familles s’entassent dans les appartements parce qu’enfants et petits-enfants n’ont pas les moyens de se loger. Le pays a peut-être réussi à redresser sa balance commerciale, mais à quel prix !"

La Critique de SevenArt

L'IMPRESSION D'ENSEMBLE

Le titre du film est prometteur et attise la curiosité, même on se doute du thème évoqué. Pour la fin, on ne se trompe pas. Pour le reste, la curiosité est vite éteinte. Le film ne décolle pas, et reste au niveau d’un bon téléfilm. On tourne autour d’un drame familial, avec cette histoire de projet immobilier en épouvantail. Les personnages manque de force, de profondeur pour nous faire vibrer réellement.

LA NOTE : 5/10

L'HISTOIRE

L’histoire est assez classique, trop sans doute, car, comme dit plus haut, les personnages sont où dans la caricature ou dans le déjà vu bien trop souvent. Au final, une fois le décor planté, soit au bout de 15 minutes, on déroule le fil d’une histoire qui ne va pas vraiment nous surprendre.

LA NOTE : 5/10

LE JEU

Bernard Campan tente de se faire passer pour un méchant mais on peine à y croire, même si on peut saluer une qualité de jeu mise à mal par un scénario faiblard. A ses côtés on peu saluer une bonne prestation de Maria Apostolakea. Les autres seconds rôles sont plus faibles. Seule bonne surprise, revoir Reinhild Steger, alias Babsie qui jouait Hilguegue dans les productions AB pour les amateurs de l’univers du Club Dorothée

LA NOTE : 5/10

LE RYTHME & LA MUSIQUE

Le film dure 1h44. Et c’est assez. Entre les faiblesses scénaristiques et les acteurs un peu légers, le film flirte régulièrement avec les longueurs et on peine à se passionner pour cette histoire, malgré ce petit garçon tout à fait attachant. Disons qu’une fois de plus, on aurait pu pousser les curseurs un peu plus, que ce soit du côté des problèmes de la société d’Alexandre, ou ceux de la maison de Sophia qui est en passe d’être détruite.

LA NOTE : 5/10

La musique est signée Cyril Morin. On a un joli thème, à la fois mélancolique et plein d’espoir comme l’avenir de ce pauvre petit garçon qui a la vie devant lui et n’a déjà plus de parents. La musique est belle mais finalement assez répétitive. Le film manque peut-être de quelques musiques additionnelles.

LA NOTE : 6/10

LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX

La Grèce pour décor, de ce côté-là, on ne pouvait faire mal. Des maisons blanches, une eau aussi bleue que le ciel, de magnifiques monuments, l’île de Spetses est un magnifique décor pour ce film et sa beauté tranche avec la douleur de ce décès. Est-il plus facile de faire le deuil d’un enfant qui meurt quand on le fait dans une belle maison tranquille des hauteurs de l’île au bord d’un théâtre antique ?

LA NOTE : 7/10

Pas d'effets spéciaux.

LA NOTE : N/A

La Note de SevenArt

5.5 / 10