LE FIL

Daniel Auteuil

NOM ORIGINAL

LE FIL

DATE DE SORTIE

11/11/2024

DUREE

1h55

GENRE

DRAME

NATIONALITE

FRANCAISE

Daniel Auteuil

MAITRE JEAN MONIER

Grégory Gadebois

NICOLAS MILIK

Sidse Babett Knudsen

MAITRE ANNIE DEBRET

Alice Belaïdi

AVO. GEN. ADELE HOURI

Gaëtan Roussel

ROGER MARTON

SYNOPSIS

Depuis qu’il a fait innocenter un meurtrier récidiviste, Maître Jean Monier ne prend plus de dossiers criminels. La rencontre avec Nicolas Milik, père de famille accusé du meurtre de sa femme, le touche et fait vaciller ses certitudes. Convaincu de l’innocence de son client, il est prêt à tout pour lui faire gagner son procès aux assises, retrouvant ainsi le sens de sa vocation.

VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?

En parcourant le blog que tenait Jean-Yves Moyart, Daniel Auteuil a tout de suite été frappé par la puissance des histoires de vie et de justice qu’il y racontait, mais aussi par sa manière d’exprimer la solitude de l’avocat. Il précise : "Ce qui constitue toute la beauté de ce métier : rendre compte de l’indicible, au-delà du décorum. Au fil de ma lecture, j’ai été fasciné par cette réflexion autour de la notion de vérité qui diffère selon les uns et les autres."

"La vérité qui devient une intime conviction, quelque chose d’impalpable. La découverte de ce blog m’a conduit au cœur de l’humanité, dans toute sa force et sa fragilité mêlées. J’ai donc eu envie de faire un film pour raconter cette quête de vérité."

Ce blog compile énormément d’histoires et Daniel Auteuil a choisi de se centrer sur celle de Nicolas Milik. Le metteur en scène justifie ce choix : "Parce qu’elle m’a sidéré. Et si je me suis lancé dans ce film, c’est d’abord par envie de m’emparer de la personnalité de cet accusé. À travers Milik, je m’associe aux gens qui n’ont pas la parole et se retrouvent par ricochet tout de suite fragilisés. Et, à travers lui (associé à un avocat, soit quelqu’un dont la parole constitue le cœur de son métier), Le Fil est un film qui tourne au plus près de l’humain."

La Critique de SevenArt

L'IMPRESSION D'ENSEMBLE

Brouillon. C’est le sentiment qui reste à l’issu de ce film. On suit un procès pour assassinat un peu lent, poussif. Et à la fin, une bombe, dont on ne sait finalement pas quoi faire. Les acteurs ne sont pas mauvais, mais on aurait pu en attendre un peu plus. La BO est bonne, ce qui n’est vraiment le cas des décors plutôt bâclés. Bref, si on perçoit à la fin ce qui a pu pousser Auteuil à adapter ce fait divers, on peut se dire que l’adaptation n’est pas réellement réussie.

LA NOTE : 5/10

L'HISTOIRE

Une histoire lente donc, et comme s’ils s’en rendaient compte, les scénaristes nous apportent sur un plateau une révélation bouleversante à la toute fin. Sauf qu’on ne fait rien de ça et s’il était finalement utile de le mentionner pour ne rien en faire, alors que la plupart du film se déroule sur un procès un peu vide et creux.

LA NOTE : 5/10

LE JEU

Les acteurs sont bons. Daniel Auteuil est dans le grand classique. Il semble d’ailleurs qu’il joue souvent ce type de rôle, avocat, chef d’entreprise, notable, désabusé, un peu au bout, un peu sans espoir. Grégory Gadebois est convainquant, comme toujours. C’est finalement Alice Belaïdi qui détonne par un rôle d’avocate générale plutôt surprenant.

LA NOTE : 6/10

LE RYTHME & LA MUSIQUE

Le film dure 1h55. Le film se déroule sur un rythme assez lent. Alors qu’en approchant des 2h, on offre au film une durée conséquente, on a l’impression qu’on étire le film pour tenir la distance, qu’on peine à remplir ces 2h. Le procès manque peut-être de contenu, car même si on alterne entre les difficultés de l’accusé, et celles de son avocat, l’ennui pointe parfois son nez.

LA NOTE : 5/10

La musique est signée Gaspar Claus. Les musiques sont discrètes, comme pour ne pas gêner le procès, un peu à l’image de l’accusé. Des mélodies au violon, au piano, ou autre instrument à cordes, parfois déstructurées comme pour appuyer l’incertitude autour du verdict de ce procès. La musique de fin, « The Beggar and the thief » de Piers Faccini est également agréable.

LA NOTE : 6/10

LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX

Les décors sont un peu simplistes. On a tout d’abord la maison spartiate de la famille Milik, vu brièvement, tout comme le bar du village ou le banc de la place. La belle demeure de Maître Monier est également vite écartée pour se concentrée sur la salle de la Cour d’Assise. Souvent sombres, les décors sont donc peu mis en valeur.

LA NOTE : 5/10

Pas d'effets spéciaux.

LA NOTE : N/A

La Note de SevenArt

5.3 / 10