LES PISTOLETS EN PLASTIQUES

Jean-Christophe Meurisse

NOM ORIGINAL

LES PISTOLETS EN PLASTIQUES

DATE DE SORTIE

26/06/2024

DUREE

1h36

GENRE

COMEDIE

NATIONALITE

FRANCAISE

Laurent Stocker

PAUL BERNARDIN

Delphine Baril

LEA

Charlotte Laemmel

CHRISTINE

Gaëtan Peau

MICHEL UZES

Anthony Paliotti

ZAVATTA

SYNOPSIS

Léa et Christine sont obsédées par l'affaire Paul Bernardin, un homme soupçonné d’avoir tué toute sa famille et disparu mystérieusement. Alors qu'elles partent enquêter dans la maison où a eu lieu la tuerie, les médias annoncent que Paul Bernardin vient d'être arrêté dans le Nord de l’Europe…

VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?

Jean-Christophe Meurisse a voulu faire une comédie noire, mélangeant humour et horreur. Le réalisateur explique : "C’est ce que j’aime : le mélange. Ce que je n’aime pas : rester dans un registre unique. Je veux que tout soit tendu, aussi bien dans la narration que dans la forme. On ne sait pas sur quel pied danser. On va de l’absurde à l’horreur, on est dans le rire du pire, entre tragédie et comédie de manière permanente."

"J’ai imaginé deux enquêtrices du web, qui ne passent pas leurs weekends à collectionner des timbres ou à bricoler, mais qui se livrent à des recherches pendant leurs loisirs. Dans leur parcours éthylique, elles finissent par énucléer le faux coupable…"

Pour concevoir l'intrigue centrale des Pistolets en plastique, Jean-Christophe Meurisse s'est inspiré de l’histoire de Guy Joao, arrêté à Glasgow après avoir été pris pour Dupont de Ligonnès : "Préretraité chez Renault, il a été confondu avec l’homme le plus recherché de France, et, arrêté, il a passé vingt-six heures d’enfer dans les geôles écossaises… On était dans un dessin de Sempé ! Je me suis dit que le vrai Dupont de Ligonnès s’est bien marré ! Peut-être qu’il buvait des jus de goyaves alcoolisés en se faisant une petite pépée en Amérique du Sud…".

La Critique de SevenArt

L'IMPRESSION D'ENSEMBLE

Inspiré d’un triste fait divers, et d’une énorme et invraisemblable bourde, le film délire sur la traque de XDDL nous offrons une petite pépite jouissive et barrée. Le film nous offre des personnages hauts en couleurs, dans une comédie réellement sympathique, rythmée par des rebondissements aussi marquants que délirants. Une comédie qui mélange les styles, du dramatique à l’horreur.

LA NOTE : 7/10

L'HISTOIRE

Le scénario part d’une idée toute bête mais que tous les français attendent : on a retrouvé XDDL et voilà comment. C’est peu crédible, mais c’est clairement divertissant car l’histoire est portée par des personnages mémorables. C’est un de points forts du film, la grande attention portée aux seconds rôles, voir aux plus petits rôles, comme la voisine de Bernardin et son monologue raciste où tout le monde en prend pour son grade, ou encore les douaniers Danois. On ne s’ennuie pas une seconde jusqu’au dénouement.

LA NOTE : 7/10

LE JEU

Pas de grande star à l’affiche, mais que des acteurs qui apportent leur personnalité, leur humour, leur vision au film. Le duo Laemmel / Baril est excellent en enquêtrices en herbe. Stocker apporte sa qualité de jeu. Peau et Paliotti apportent de la nouveauté, alors qu’on peut compter sur Dedienne, Hamzawi, Cohen, Lampret ou Rebbot ou Bohringer pour faire les guests. Beaucoup d’acteurs venus du comique pour appuyer la satire du film.

LA NOTE : 7/10

LE RYTHME & LA MUSIQUE

Le film dure 1h36. Un très bon rythme pour une histoire incroyable mais presque vraie. Entre tous les personnages aussi loufoques les uns que les autres et une histoire traitée sous un œil critique, on obtient un film délirant et agréable.

LA NOTE : 6/10

Les musiques du film sont variées, avec du Véronique Sanson « Bernard’s Song » en intro, pour bien nous plonger dans le burlesque et la folie de cette comédie admirablement bien barrée. Et ce n’est pas l’enchainement de Julien Clerc « Partir », du Bach, du Malher, du Dalida et du Gloria Esteban qui vont démentir l’éclectisme.

LA NOTE : 7/10

LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX

Pour les décors, on passe du pavillon de l’homme qui a massacré sa famille (délocalisé de Nantes à Dijon), aux plages d’Argentine, en passant par l’aéroport de Copenhague. Les décors sont simples, un peu cheap, mais ils collent bien au film et appuient le décalage.

LA NOTE : 6/10

Pas d'effets spéciaux.

LA NOTE : N/A

La Note de SevenArt

6.7 / 10