MEGALOPOLIS
Francis Ford Coppola
NOM ORIGINAL
MEGALOPOLIS
DATE DE SORTIE
25/09/2024
DUREE
2h18
GENRE
SCIENCE-FICTION
NATIONALITE
AMERICAINE
Adam Driver
CESAR CATILINA
Giancarlo Esposito
FRANKLYN CICERO
Nathalie Emmanuel
JULIA CICERO
Aubrey Plaza
WOW PLATINUM
Shia LaBeouf
CLODIO PULCHER
SYNOPSIS
Megalopolis est une épopée romaine dans une Amérique moderne imaginaire en pleine décadence. La ville de New Rome doit absolument changer, ce qui crée un conflit majeur entre César Catilina, artiste de génie ayant le pouvoir d’arrêter le temps, et le maire archi-conservateur Franklyn Cicero. Le premier rêve d’un avenir utopique idéal alors que le second reste très attaché à un statu quo régressif protecteur de la cupidité, des privilèges et des milices privées. La fille du maire et jet-setteuse Julia Cicero, amoureuse de César Catilina, est tiraillée entre les deux hommes et devra découvrir ce qui lui semble le meilleur pour l’avenir de l’humanité.
VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?
Megalopolis est le projet d’une vie pour Francis Ford Coppola. Il aura fallu quatre décennies au réalisateur pour passer de l’idée à la pellicule et il aurait déjà commencé à programmer ce projet lors du tournage d’Apocalypse Now en 1979. Megalopolis a notamment failli être totalement abandonné suite aux attentats du 11 septembre, le film parlant principalement de la reconstruction de New York après un cataclysme.
Avec Megalopolis, Francis Ford Coppola enfreint une règle d'or à Hollywood : un réalisateur ne doit pas financer son film avec son propre argent. En effet, la majorité du budget du long métrage, estimé à 120 millions de dollars, a été financée par le cinéaste. Pour cela, il a même été jusqu'à revendre une partie de son vignoble.
Là où certains réalisateurs s’amusent à faire parler leurs personnages à la salle, en brisant le fameux "quatrième mur", Francis Ford Coppola va plus loin avec Megalopolis : lors de la présentation du film à Cannes, il a ainsi fait sensation en faisant dialoguer Adam Driver avec un journaliste présent physiquement dans la salles, posté devant l’écran. Le cinéaste souhaite que le maximum de salles proposent ce happening lors de la sortie du long métrage.
Francis Ford Coppola est connu pour ses tournages chaotiques, comme celui d’Apocalypse Now. Et Megalopolis n’échappe pas à la règle. Le réalisateur voulait par exemple utiliser les mêmes techniques d’effets spéciaux que dans The Mandalorian avant de licencier l'équipe chargée des effets spéciaux pour en engager immédiatement une autre pour une approche plus traditionnelle avec des fonds verts. Tout cela engendrera des coûts supplémentaires.
La Critique de SevenArt
L'IMPRESSION D'ENSEMBLE
Brouillon et confus, voilà comment on pourrait résumer un tel film. Quand on pense que c’est l’œuvre d’une vie pour un si grand cinéaste que Coppola, et qu’à contrario il a fait « Le Parrain » sur commande ! C’est improbable tant le second est un chef d’œuvre de maitrise et comment celui-ci est à l’opposé. Le scénario part en vrille, les acteurs semblent aussi perdu que les spectateurs et globalement on s’ennuie pendant 2h car la mayonnaise ne prend pas du tout.
LA NOTE : 5/10
L'HISTOIRE
On met plus d’une heure à entrer à peu près dans l’univers que Coppola nous propose. Et une fois qu’on arrive à comprendre un peu le rôle des personnages principaux (ce qui n’est pas du tout facilité par le scénario) on peine à comprendre où l’on veut en venir. Globalement cette fresque romaine antique basée sur la lutte pour le pouvoir est ratée surtout quand on prend en compte le temps et l’investissement pour un tel film.
LA NOTE : 3/10
LE JEU
Les acteurs semblent aussi un peu perdus. Si Adam Driver fait globalement le job, l’arrière garde (Esposito, Voigt, Hoffman, Fishburne) est loin derrière. Finalement les plus intéressants ici sont Nathalie Emmanuel et Aubrey Plaza. Mais beaucoup des seconds rôles semblent être des rôles de remplissage plus que des rôles d’apports et de support.
LA NOTE : 5/10
LE RYTHME & LA MUSIQUE
Le film dure 2h18. Et c’est très long quand on a un tel film. On a parfois l’impression d’avoir une parodie tant le résultat est pénible. Coppola créé un monde, un univers un peu particuliers. Une Rome antique moderne ce qui est donc clairement « casse gueule » et on peut dire qu’il se prend les pieds dans le tapis. Attendre 50 ans pour faire ça, nous laisse à penser qu’il aurait sans doute dû le faire plus tôt.
LA NOTE : 3/10
La musique est signée Osvaldo Golijov et Grace VanderWaal. Elles sont aussi étranges que le film. On a parfois l’impression d’être dans une aventure de Spielberg, genre « Hook », et parfois le style change complètement. La BO est donc brouillonne en tentant d’être aussi grandiose que Rome mais elle ne fait que participer un peu plus à l’effet global de confusion.
LA NOTE : 5/10
LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX
Les décors sont variés, mais eux aussi sont complètement chaotiques. On est dans une ville futuriste mélangeant des monuments réels, d’autres imaginaires et des créations futuristes, florales… bref on mélange un peu n’importe quoi et une fois de plus, la mayonnaise ne prend pas.
LA NOTE : 5/10
Les effets spéciaux, aussi bons soient-ils, n’apportent rien. Ils entrent dans la grande confusion de ce film.
LA NOTE : 5/10
