THE BIKERIDERS

Jeff Nichols

NOM ORIGINAL

THE BIKERIDERS

DATE DE SORTIE

19/06/2024

DUREE

1h56

GENRE

POLICIER

NATIONALITE

AMERICAINE

Jodie Comer

KATHY CROSS

Austin Butler

BENNY CROSS

Tom Hardy

JOHNNY DAVIS

Michaël Shannon

ZIPCO

Mike Faist

DANNY LYON

SYNOPSIS

Dans un bar de la ville, Kathy, jeune femme au tempérament bien trempé, croise Benny, qui vient d’intégrer la bande de motards des Vandals, et tombe aussitôt sous son charme. À l’image du pays tout entier, le gang, dirigé par l’énigmatique Johnny, évolue peu à peu... Alors que les motards accueillaient tous ceux qui avaient du mal à trouver leur place dans la société, les Vandals deviennent une bande de voyous sans vergogne. Benny devra alors choisir entre Kathy et sa loyauté envers le gang.

VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?

The Bikeriders s'inspire du livre de photos du même nom, publié en 1967 par Danny Lyon (que joue Mike Faist), offert à Jeff Nichols par son frère il y a quelques années. Ne pouvant se baser que sur des clichés, qu'il reproduit parfois en images, le réalisateur s'en est inspiré librement.

A noter que le gang existe toujours, et qu'il reste l'un des rivaux des célèbres Hell's Angels.

Jeff Nichols s’est appuyé sur deux films pour préparer The Bikeriders, l’Équipée Sauvage avec Marlon Brando, point de départ du personnage de Johnny, et bien sûr Easy Rider.

La quasi-intégralité de la voix-off s’inspire des interviews enregistrées de la véritable Kathy. Pour coller au plus près de sa voix, Jodie Comer, qui l’incarne, a décomposé chacune de ses phrases phonétiquement : "Kathy possède un tempo très particulier", relate Jeff Nichols avant de poursuivre : "Elle est drôle, elle a beaucoup d’autodérision et elle a un fort accent des milieux populaires de Chicago. Jodie l’a parfaitement restitué, tout comme la façon dont Kathy s’interrompt ou dont sa voix grimpe dans les aigus quand elle est sarcastique. J’ai fait écouter ces interviews à des spectateurs à l’occasion de projections dans des festivals et ils étaient stupéfaits par le degré de précision de Jodie. C’est troublant".

Contrairement aux photographies de Lyon, The Bikeriders est en couleur. Cela ne l’empêche pas Jeff Nichols de rendre compte de la patine rétro des clichés à l’image, avec notamment un tournage en 35 min avec des objectifs Panasonic Série G anamorphiques et de la pellicule Kodak, propre aux années 60 et 70.

La Critique de SevenArt

L'IMPRESSION D'ENSEMBLE

Un mélange entre un film de bikers et de mafia, où la vie d'un club de bikers avec ses hauts et ses bas. On retrouve ici tous les codes d'un film de mafieux mais qui n'atteint pas les sommets du genre de référence. Les acteurs ne parviennent pas à dépasser un plafond de verre qui maintient l'ensemble dans la catégorie bon film mais pas plus.

LA NOTE : 7/10

L'HISTOIRE

Le scénario, avec la narration de Kathy, et l'époque sixties, cela rappelle les films de mafia et notamment les bons vieux Scorsese. Et un gang de motos, c'est un peu comme une famille, alors on y retrouve tous les codes. Fraternité, solidarité, magouille, vengeance et violence.

LA NOTE : 6/10

LE JEU

Le duo Tom Hardy / Austin Butler est très badass. Des beaux gosses en cuir sur des motos. Mais les prestations n'atteignent pas les sommets. Celle qui sort du lot c'est Jodie Comer. Elle réussit à transmettre un peu plus d'émotion que ces motards qui jouent les gros durs en buvant de la bière et en fumant des clopes.

LA NOTE : 7/10

LE RYTHME & LA MUSIQUE

Le film dure 1h56. Le rythme est bon. La narration très présente au début nous intègre dans ce club dont mes frasques permettent d'avoir les rebondissements qui vont bien, assez régulièrement. On ne s'ennuie pas en tout cas dans le petit monde des bikers. Il y a toujours une baston, une beuverie ou un règlement de compte au programme.

LA NOTE : 7/10

La musique est signée David Wingo. Elle est, dans ce genre de films, était très attendue. Dommage que les passages musicaux ne soient pas équilibrés sur la durée. On traverse parfois un désert musical ce qui est un peu négatif pour le film. Pourtant on a quelques titres intéressants comme « Doo Doo Doo Doo Doo (Heartbreaker) » des Rolling Stones, le tube de Muddy Waters « Mannish Boy », celui de Cream « I Fell Free ».

LA NOTE : 7/10

LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX

Un bar de Chicago comme QG, un terrain vague pour des picnics comme ça se fait en famille. Et puis la route pour tracer. En campagne pour avaler les kilomètres et en ville pour se montrer. Car plus qu' une famille c'est un clan qui nous plonge dans les années 60 et 70 mais on aurait quand même pu faire mieux et plus marquants.

LA NOTE : 6/10

Pas d'effets spéciaux.

LA NOTE : N/A

La Note de SevenArt

6.7 / 10