UNE VIE

James Hawes

NOM ORIGINAL

ONE LIFE

DATE DE SORTIE

21/02/2024

DUREE

1h50

GENRE

BIOPIC

NATIONALITE

BRITANNIQUE

Anthony Hopkins

NICHOLAS WINTON (âgé)

Johnny Flynn

NICHOLAS WINTON (jeune)

Helena Bonham Carter

BABETTE WINTON

Jonathan Pryce

MARTIN BLAKE (âgé)

Ziggy Heath

MARTIN BLAKE (jeune)

SYNOPSIS

Prague, 1938. Alors que la ville est sur le point de tomber aux mains des nazis, un banquier londonien va tout mettre en œuvre pour sauver des centaines d’enfants promis à une mort certaine dans les camps de concentration. Au péril de sa vie, Nicholas Winton va organiser des convois vers l’Angleterre, où 669 enfants juifs trouveront refuge. Cette histoire vraie, restée méconnue pendant des décennies, est dévoilée au monde entier lorsqu’en 1988, une émission britannique invite Nicholas à témoigner. Celui-ci ne se doute pas que dans le public se trouvent les enfants – désormais adultes – qui ont survécu grâce à lui...

VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?

Pour son premier long métrage, James Hawes a accumulé les difficultés puisqu’il a tourné en seulement 33 jours, dans deux pays, avec deux équipes différentes ne parlant pas la même langue, et dans deux temporalités distinctes. Il était essentiel d’avoir la même direction artistique pour les deux équipes d’acteurs, quelle que soit l’époque, afin de préserver la fluidité du film tout entier.

Il était fondamental pour l'équipe de tourner dans d’authentiques sites de Prague, y compris sur le quai de la gare même où les enfants ont dit au revoir à leurs familles avant de partir pour l’Angleterre. Au bout de ce même quai se trouve d'ailleurs une statue en bronze de Nicholas Winton, entouré de deux jeunes enfants et d’une valise, qui commémore l’engagement du Britannique.

Une vie se base sur le livre de Barbara Winton, fille de Nicholas, intitulé If It’s Not Impossible. Avec l'accord de l'autrice, la production a fait appel à la scénariste Lucinda Coxon pour adapter l'ouvrage. Celle-ci a collaboré avec Nick Drake. Ce dernier raconte : "J’étais ravi de participer à ce projet d’autant que mon père et mon grand-père sont tous deux des réfugiés tchèques. J’ai tout de suite été séduit par la perspective d’écrire une histoire qui évoque également mon parcours personnel". En collaborant avec Barbara Winton, les deux scénaristes ont eu accès aux archives et aux lettres de Nicholas.

Tourner dans une partie de la gare très animée de Prague alors que la circulation des trains fonctionnait normalement était un vrai défi. En effet, il s’agissait de dissimuler les éléments de décor contemporains afin d’éviter tout anachronisme, tandis que les techniciens, sous la houlette du 1er assistant réalisateur, pilotaient la mise en place du train à vapeur d’époque et tournaient les prises entre deux annonces par haut-parleur.

La Critique de SevenArt

L'IMPRESSION D'ENSEMBLE

Voila un très beau film. Un de ses films rares, qu'on ne voit que quelques fois par an. Un de ses films qui vous tire les larmes et vous retourne le cœur. L'histoire est belle et le jeu magnifique. Hopkins est au sommet de son art dans un qui ne laisse rien de côté. La réalisation est simple et efficace pour ne pas dénaturer l’humanisme extraordinaire qui se dégage de cette histoire méconnue. A la fin du film on n’a qu’une envie, remercier Nicholas Winton pour ce qu’il a fait et James Hawes pour avoir fait ce film et fait en sorte que tous ait connaissance de cette histoire que le principal intéressé ne voulait pas voir prendre la poussière dans une bibliothèque.

LA NOTE : 8/10

L'HISTOIRE

Le film est tiré d'une histoire vraie, ok. Mais encore faut-il en faire un bon scénario. Et c'est réussi par la simplicité d'un jeu de va et vient entre la fin des années 30 et des années 80. On suit Nicholas Winton jeune et vieux dans ce qui s'avère être l'opération de sauvetage de sa vie tout en n'omettant pas les émotions qui prennent ici une part importante.

LA NOTE : 8/10

LE JEU

Anthony Hopkins est fantastique. Un jeu d’une simplicité et d’une justesse qui frise la perfection et sera probablement un prétendant aux récompenses lors des prochaines cérémonies de distinctions. A ses côtés les seconds rôles font le job, particulièrement Johnny Flynn, qui joue Nicholas Winton jeune. Il est convainquant et démontre un talent qui pourrait lui ouvrir des rôles plus importants à l’avenir.

LA NOTE : 8/10

LE RYTHME & LA MUSIQUE

Le film dure 1h50. Pour ce biopic qui prend la forme d’un drame, c’est une durée convenable. Surtout, elle est adapté au scénario (ou l’inverse). On ne s’ennuie pas et la beauté de l’histoire qui est racontée n’est pas étouffée par les rebondissements. Un juste milieu pour conserver la simplicité de cette merveilleuse opération de sauvetage qui se suffit à elle-même.

LA NOTE : 7/10

La musique est signée Volker Bertelmann. ET un beau film comme celui-là ne pouvait pas se contenter d’une mauvaise BO. Les mélodies accompagnent très bien les moments d’espoir et les passages plus sombres. On alterne entre le piano et les instruments à vent pour varier les émotions.

LA NOTE : 7/10

LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX

La belle et grande maison des Winton, avec la piscine car ce dernier aime bien nager, provoque un contraste important avec les ghettos de Prague où s’entassent les familles qui fuient les nazis. Nicholas Winton sort du confort des beaux quartiers de Londres pour aller arracher les enfants tchèques dans la saleté des rues et les sauver d’une mort certaine. James Hawes a su mettre en valeurs ses décors, ce qui appuie un peu plus la qualité de son film.

LA NOTE : 8/10

Pas d'effets spéciaux.

LA NOTE : N/A

La Note de SevenArt

7.7 / 10