BABYGIRL

Halina Reijn

NOM ORIGINAL

BABYGIRL

DATE DE SORTIE

15/01/2025

DUREE

1h54

GENRE

THRILLER

NATIONALITE

AMERICAINE

Nicole Kidman

ROMY MATHIS

Harris Dickinson

SAMUEL

Antonio Banderas

JACOB MATHIS

Sophie Wilde

ESME

Gaite Jansen

HEDDA / SCARLETT

SYNOPSIS

Romy, PDG d’une grande entreprise, a tout pour être heureuse : un mari aimant, deux filles épanouies et une carrière réussie. Mais un jour, elle rencontre un jeune stagiaire dans la société qu’elle dirige à New York. Elle entame avec lui une liaison torride, quitte à tout risquer pour réaliser ses fantasmes les plus enfouis…

VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?

Avec Babygirl, Halina Reijn a eu pour inspiration Paul Verhoeven, avec qui elle a travaillé comme actrice dans Black Book. Elle confie : "Paul Verhoeven m’a toujours dit que je ne pouvais faire un film que si j’avais une question précise. Pour cette histoire, je me suis demandé : sommes-nous des animaux ou des êtres civilisés ? Pouvons-nous faire la paix avec notre part animale ? Est-il possible que différentes facettes de nous-mêmes coexistent, et encore plus, que nous les aimions ,entièrement et sans honte ?"

Une amie de la réalisatrice Halina Reijn lui a un jour partagé l’histoire d’une femme qui, tout au long de ses 25 ans de mariage, n’avait jamais eu d’orgasme avec son mari. Cette révélation la laissa à la fois impressionnée mais peu surprise. Dans Babygirl, Romy, le personnage de Nicole Kidman, est façonné par cette même intériorisation. En tant que PDG accomplie, mère et épouse new-yorkaise modèle, Romy vit dans un univers où règnent le contrôle, la planification méticuleuse et une vigilance constante de l’image qu’elle renvoie au sein d’un milieu dominé par les hommes.

La Critique de SevenArt

L'IMPRESSION D'ENSEMBLE

Après Demi Moore qui se met à nue dans le thriller horrifique THE SUBSTANCE, voici Nicole Kidman qui fait de même dans ce thriller érotique. Une sorte de la crise de la 60aine, pour des femmes qui ne semblent pas vouloir vieillir. Est-ce un reflet de notre société ? De la façon dont on traite les femmes qui ne seraient plus que des mamans ? Ou des boss ? Une fuite en avant, une échappatoire pour se libérer d’un contrôle absolu. Le film est puissant, notamment par son scénario et par son jeu d’acteurs, même si le film n’est pas exempt de lacunes.

LA NOTE : 7/10

L'HISTOIRE

Le scénario est trop court. On a fait 80% du chemin, mais il manque ce qui donne une réelle profondeur et de la puissance à ce petit jeu. Les étapes s’enchainent un peu trop vite et les grandes qualités, notamment le jeu d’acteurs, sont atténués par cette envie d’aller trop vite, peut-être.

LA NOTE : 7/10

LE JEU

Nicole Kidman est difficile à définir ici. Son jeu est très bon, et en même temps, son visage de poupée de cire blafarde gâche un peu sa prestation. Ses émotions arrivent à passer surtout par son regard, mais elle manque un peu d’expression. La chirurgie ampute son jeu. A ses côtés Harris Dickinson est lui aussi dans la retenue, ce qui donne un duo froid, dans un échange torride. Les seconds rôles, Antonio Banderas ou Sophie Wilde sont peu mis avant, peut-être parce que le scénario auraient pu être un peu plus poussé.

LA NOTE : 8/10

LE RYTHME & LA MUSIQUE

Le film dure 1h54. C’est finalement assez court pour ce type de film. Tout d’abord, l’attirance de Romy pour son stagiaire, ça va trop vite. Entre la 15ème et la 30ème minute, elle devient accroc ! Ensuite, on tourne essentiellement autour de ces deux personnages en occultant les seconds rôles qui auraient pu donner ce qui manque à ce film. Avec 15 ou 20 minutes de plus, en développant plus le personnage de Romy dans son entreprise, le personnage de Esme, son rôle dans l’entreprise et avec Samuel. Bref, on aurait pu développer autour du duo illégitime.

LA NOTE : 6/10

La musique est signée Matthew Hannam. Le tube d’INXS « Never Tear Us Apart » est parfait pour un thriller romantico érotique. Et celui de George Michaël « Father Figure » est également parfaitement dans le thème, langoureux et sensuel. Le morceau original intitulé « Whatever I Tell You To Do » est très représentatif du tourbillon dans lequel se retrouve plongé Romy. Globalement la BO est très bonne et participe grandement à diffuser le sentiment que cette romance un peu spéciale est une fuite en avant qui va forcément mal se finir.

LA NOTE : 8/10

LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX

Les décors sont très bons. Que ce soient les bureaux huppés de la société de Romy, qui montre une grande réussite, ou la belle maison d’une famille qui semble heureuse et qui surtout ne manque de rien. Mais voilà, le luxe, qu’il soit à domicile comme au travail, ne satisfait pas toujours entièrement et les vrais lieux de vie nous manquent rapidement. Ainsi quelques virées dans les clubs ou dans les bars s’imposent.

LA NOTE : 8/10

Pas d'effets spéciaux.

LA NOTE : N/A

La Note de SevenArt

7.3 / 10