CHIEN 51

Cédric Jimenez

NOM ORIGINAL

CHIEN 51

DATE DE SORTIE

15/10/2025

DUREE

1h46

GENRE

POLICIER

NATIONALITE

FRANCAISE

Gilles Lellouche

ZEM BRECHT

Adèle Exarchopoulos

SALIA MALBERG

Louis Garrel

JON MAFRAM

Romain Duris

THEO RIMARVAL

Valeria Bruni Tedeshi

IRINA MITROVNA

SYNOPSIS

Dans un futur proche, Paris a été divisé en 3 zones qui séparent les classes sociales et où l’intelligence artificielle ALMA a révolutionné le travail de la police. Jusqu’à ce que son inventeur soit assassiné et que Salia et Zem, deux policiers que tout oppose, soient forcés à collaborer pour mener l’enquête.

VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?

La réalisatrice Jeanne Herry, le compositeur et membre des Daft Punk Thomas Bangalter et Hugo Bardin alias la dragqueen Paloma font tous les trois une apparition dans Chien 51.

Il s’agit du premier roman de Laurent Gaudé à être adapté pour le cinéma. Néanmoins, le romancier a tout de même une affinité particulière avec le septième art puisqu’il a participé au scénario du film Les Derniers Hommes de David Oelhoffen, sorti en 2024.

Avec un budget de 42 millions d’euros, Chien 51 se situe à la deuxième marche du podium des films français les plus chers à sortir en 2025, juste derrière Dracula de Luc Besson qui a coûté la bagatelle de 45 millions d’euros.

La Critique de SevenArt

L'IMPRESSION D'ENSEMBLE

Adapté d’un roman donc, ce film intéressant nous laisse néanmoins sur notre faim. On nous plonge dans un futur proche assez peu enviable où le crime est aussi régulé que les parisiens. Malheureusement, ce qui ressort en premier et qui gâche un peu le film c’est la durée. En France on ne sait pas prendre son temps pour faire raconter une histoire. On est tellement configuré au modèle de la comédie à 1h30 que même quand on fait de la SF, on n’atteint pas les 2h. Ici il y a pourtant matière. Il y a tout pour nous emmener dans un grand film, avec une histoire qui pourrait tenir la route si elle était mieux développée. Dommage.

LA NOTE : 6/10

L'HISTOIRE

L’histoire est la première à partir de ce timing inadapté. Si la première demi-heure est bonne, ensuite accélère et on se perd. On ne prend plus le temps d’installer les choses, de laisser le spectateur naviguer entre les zones. Le film part en sprint et le spectateur doit essayer de recoller les morceaux en suivant derrière : Mafram, les trafiquants de drogues, Alma, Zem, Malik, Kessel, le jeu télé, les zones… ça va trop vite. Pourquoi ?

LA NOTE : 6/10

LE JEU

Gilles Lellouche est plutôt bon. Il encre bien son personnage dans un no-futur, une existence qui semble être à son crépuscule. Adèle Exarchopoulos et Romain Duris sont moins à l’aise. La première est trop froide et même si le personnage l’exige, cela apparait comme un manque d’assurance et un jeu hésitant. Il en est de même pour Romain Duris qui ne semble pas dans ses baskets avec ce personnage cynique et froid. Artus est bon, tout comme Valérie Bruni Tedeshi.

LA NOTE : 6/10

LE RYTHME & LA MUSIQUE

Le film dure 1h46. C’est court, très court pour ce genre de films. On doit mettre en place un nouveau Paris, à la fois futuriste et en même temps peu enviable. On se dit d’emblée : comment en est-on arrivé là ? Il faut expliquer Alma, les zones, intégrer les personnages. Du film de science-fiction dystopique qui aime prendre le temps d’installer son univers, on bascule dans le film d’action qui ne prend plus le temps et qui fonce. Dommage. On aurait largement pu prendre une demi-heure de plus pour faire quelque chose de mieux.

LA NOTE : 6/10

La musique est signée Guillaume Roussel. Entre la musique électro ultra rythmée des boites qui tentent d’oublier la triste réalité d’une ville qui n’est plus vraiment vivable et les lentes mélodies qui tentent de donner un peu de légèreté. Si l’électro occupe la BO durant tout le film, comme pour marquer le contrôle d’Alma, lorsque ce sont les humains qui décident de reprendre le contrôle, c’est un bon vieux rock qui raisonne, avec Pink Floyd et « Wish You Were Here ».

LA NOTE : 7/10

LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX

Un Paris sombre, gris, noir. Entre des checkpoints au métal froid, des égoûts lugubres pour les contourner, des zones sursécurisées, futuristes d’un côté, et délabrées ou laissées à l’abandon de l’autre. Voilà les décors de ce film, qui classe les gens, qui contrôle tout, jusqu’à le perdre, le contrôle. Globalement on adhère assez bien à ses décors variés, même si rester dans ce Paris oppressant incite à la claustrophobie.

LA NOTE : 7/10

Pas d'effets spéciaux.

LA NOTE : N/A

La Note de SevenArt

6.3 / 10