CONCLAVE

Edward Berger

NOM ORIGINAL

CONCLAVE

DATE DE SORTIE

04/12/2024

DUREE

2h00

GENRE

THRILLER

NATIONALITE

AMERICAINE

Ralph Fiennes

CARD. THOMAS LAWRENCE

Stanley Tucci

CARD. ALDO BELLINI

John Lithgow

CARD. JOSEPH TREMBLAY

Isabella Rossellini

SŒUR AGNES

Lucian Msamati

CARD. JOSHUA ADEYEMI

SYNOPSIS

Quand le pape décède de façon inattendue et mystérieuse, le cardinal Lawrence se retrouve en charge d’organiser la sélection de son successeur. Alors que les machinations politiques au sein du Vatican s'intensifient, il se rend compte que le défunt leur avait caché un secret qu'il doit découvrir avant qu'un nouveau Pape ne soit choisi. Ce qui va se passer derrière ces murs changera la face du monde.

VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?

Conclave est l’adaptation du thriller éponyme de Robert Harris, paru en 2016. Ce n'est pas la première fois qu'une œuvre de ce dernier est portée à l'écran : Enigma, The Ghost Writer, J'accuse et L'Étau de Munich sont aussi des adaptations de ses romans. L'adaptation et le scénario ont été confiés à Peter Straughan, connu pour son travail sur le film La Taupe adapté de John Le Carré. On lui doit également les adaptations du Bonhomme de neige, d'après le roman de Jo Nesbø, et du Chardonneret, qui porte à l'écran l'œuvre de Donna Tartt, récompensée par le prix Pulitzer de la fiction 2014. Ayant reçu une éducation catholique, Straughan a aussitôt été sensible au roman comme le signale la productrice Tessa Ross. "C’était très utile que cet univers, avec ses rituels et ses codes, lui parle", dit-elle.

Conclave a été tourné à Rome et, plus précisément, à Cinecittà. Fondés en 1937 sur la volonté de Benito Mussolini, ces légendaires studios étaient destinés à soutenir le cinéma italien. Partiellement détruits par les bombardements alliés pendant la Seconde Guerre mondiale, ils ont été reconstruits dans les années 1950 et sont devenus les plus vastes studios d’Europe. Il n'était pas possible d'obtenir une autorisation de tournage au Vatican. C'est pourquoi la Chapelle Sixtine et la résidence Sainte-Marthe ont été reproduites à Cinecittà. La reconstitution des intérieurs du Vatican, inaccessibles au grand public, a nécessité de la recherche, de l’imagination et de l’ingéniosité. Pour la célèbre Chapelle Sixtine, la chef-décoratrice Suzie Davies a pu réutiliser un décor existant qui était stocké à Cinecittà et qu'elle a pu restaurer en faisant appel aux mêmes peintres qui l’avaient conçu au départ.

C’est en regardant un reportage à la télévision sur l’élection du pape François, lors du conclave de 2013, que l’idée du roman est née. En apercevant les visages des cardinaux, il a eu le sentiment qu’ils avaient davantage l’air d’hommes politiques que d’hommes d’église. Il s'est promis de se documenter sur le fonctionnement de l’élection du pape et n'a pas tardé à remarquer le potentiel dramaturgique d'un conclave.

La Critique de SevenArt

L'IMPRESSION D'ENSEMBLE

Un thriller au Vatican, avec manigances, mensonges et trahisons, voilà qui donne l’eau à la bouche. Un thriller dramatique dans les plus hautes sphères de l’église, très bien mené, avec des personnages forts, avec une pédagogie adaptée aux non initiés. Le film allie donc le suspense et les rebondissements d’un thriller mais également la dramaturgie qu’impose la religion. On n’est pas dans n’importe quelle élection d’un chef de tribu. Pour ce faire, la musique et les décors aident grandement à ce film qui file droit aux Oscars.

LA NOTE : 7/10

L'HISTOIRE

Le pape est mort. Il nous faut donc élire un nouveau pape. Un Conclave est donc organisé et les Cardinaux convergent vers le Vatian pour procéder au vote. Les masques vont tomber, les faux semblants se révéler et les ambitions personnelles s’afficher. Nous voilà comme la boule d’une roulette de casino au milieu des toutes ces cases, de tous ces cardinaux. Mais sur quelle case la boule va-t-elle s’arrêter ?

LA NOTE : 7/10

LE JEU

Ralph Fiennes en organisateur de ce grand thriller en route pour les Oscars, c’est une bonne idée autant qu’un choix sans risque. Que ce soit dans un James Bond ou dans La Liste de Schindler, il est excellent quoi qu’il arrive. A ses côtés, ce ne sont pas John Lithgow ou Stanley Tucci qui vont gâcher la photo. Eux aussi sont d’excellents seconds rôles reconnus, ils le prouvent encore ici avec toute la gravité nécessaire à cette histoire.

LA NOTE : 7/10

LE RYTHME & LA MUSIQUE

Le film dure 2h. Une durée adaptée au film. Plus court on ne comprendrait pas tous les rouages et les manigancées. Plus long et on commencerait à voir baisser notre attention pourtant capturée par ce Conclave. Le film est didactique, le procédé de vote est expliqué, les personnages bien identifiés donc on prend plaisir à voir cette élection qui réserve de nombreux rebondissements.

LA NOTE : 8/10

La musique est signée Volker Bertelmann. Elle est très bonne, en mélangeant des passages de violons saccadés qui intensifie l’enjeu d’un conclave que l’on peine à percevoir mais qui pourtant infuse un peu partout dans le monde, et des passages au Cristal Baschet qui donnent ce côté mélancolique, mystérieux, incertain. Ajusté aux nombreux silences, la BO est donc très bonne.

LA NOTE : 8/10

LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX

Les décors sont eux aussi très bons. On suit le Cardinal Lawrence dans un tunnel au début du film, il pénètre dans le Vatican et voilà. On n’en sortira que lorsqu’un nouveau pape sera nommé. Une sorte de huis clos dans des espaces luxueux mais si froids. C’est un de paradoxe de l’Eglise, que de prêcher la simplicité, voir la pauvreté et de laisser vivre ses plus hauts adeptes dans le luxe. Tout comme il est paradoxal de prêcher la chaleur de Dieu, la parole réconfortante dans des lieux si froids et dénués de chaleur humaine.

LA NOTE : 8/10

Pas d'effets spéciaux.

LA NOTE : N/A

La Note de SevenArt

7.7 / 10