DALLOWAY

Yann Gozlan

NOM ORIGINAL

DALLOWAY

DATE DE SORTIE

17/09/2025

DUREE

1h50

GENRE

THRILLER

NATIONALITE

BELGE

Cécile de France

CLARISSA

Anna Mouglalis

ANNE DEWINTER

Lars Mikkelsen

MATHIAS NIELSEN

Mylène Farmer

DALLOWAY

Frédéric Pierrot

ANTOINE

SYNOPSIS

Clarissa, romancière en mal d’inspiration, rejoint une résidence d’artistes prestigieuse à la pointe de la technologie. Elle trouve en Dalloway, son assistante virtuelle, un soutien et même une confidente qui l’aide à écrire. Mais peu à peu, Clarissa éprouve un malaise face au comportement de plus en plus intrusif de son IA, renforcé par les avertissements complotistes d’un autre résident. Se sentant alors surveillée, Clarissa se lance secrètement dans une enquête pour découvrir les réelles intentions de ses hôtes. Menace réelle ou délire paranoïaque ?

VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?

Yann Gozlan a découvert Les Fleurs de l’Ombre de Tatiana de Rosnay pendant le premier confinement, en avril 2020. Une histoire traitant d’un futur proche et de toutes ses problématiques, qui l’a "intrigué". En outre, le livre faisant également écho à l’époque de la pandémie où régnait la paranoïa, le réalisateur a eu le désir de l’adapter sur grand écran. Il a fallu cependant attendre deux ans, le temps de terminer un autre projet cinématographique, pour que Yann Gozlan se concentre sur Dalloway.

Yann Gozlan s’est inspiré de la crainte du remplacement de l’homme par la machine, qui est présente dans de nombreux livres de science-fiction, pour la moderniser. C’est la raison pour laquelle il a axé son intrigue sur la figure de l’artiste et comment celle-ci est confrontée dans son art à l’intelligence artificielle.

C’est en regardant une émission retraçant la carrière de Mylène Farmer dans laquelle on pouvait voir une interview de la chanteuse que Yann Gozlan a l’idée de lui confier le rôle de Dalloway. S’il passe quand même des essais peu concluants avec d’autres actrices, il décide malgré tout de contacter Mylène Farmer par une amie commune. Séduite par le scénario, elle accepte immédiatement d’incarner cette IA.

Le bâtiment ultra-moderne où ont été tournées plusieurs scènes du film devait forcément se trouver en Belgique — contraintes de production oblige — et l’équipe a jeté son dévolu sur un centre culturel de la ville de Deinz. Le lieu a été agrandi numériquement et des volets végétaux ont également été ajoutés. Les scènes dans les couloirs et dans l’escalier circulaire ont été tournées dans d’autres lieux en Belgique.

La Critique de SevenArt

L'IMPRESSION D'ENSEMBLE

Yann Gozlan reste dans le thriller et nous emmène dans une sorte de futur proche, mêlant IA intrusive et risque pandémique. Le film est recentré sur le personnage de Clarissa, et quelques (trop peu sans doute) seconds rôles. L’idée est bonne, surtout en ces temps d’investissements massifs, mais son développement manque peut-être de prise de risque, d’envergure. On reste petit.

LA NOTE : 5/10

L'HISTOIRE

Dalloway, une IA qui ne vous veut pas que du bien. Il s’agit d’un thriller par sa tension, mais comme il s’oriente vers une histoire où la technologie est prégnante, immersive et omniprésente (pour ne pas dire omnipotente) le déroulement est plutôt lent, programmé. Le film manque finalement d’humain, de réaction, de sentiment. Tout est trop aseptisé, jusqu’au scénario.

LA NOTE : 5/10

LE JEU

Cécile de France fait ce qu’elle peut, mais elle démontre qu’elle peine à porter seule un film. Et ici elle n’est pas beaucoup aidée. Ce n’est pas que les seconds rôles soient mauvais. Non. Le développement de l’histoire ne laisse que peu de place à ses rôles périphériques qui sont relégués loin derrière l’IA qui est finalement le véritable co-premier rôle.

LA NOTE : 5/10

LE RYTHME & LA MUSIQUE

Le film dure 1h50, avec un bon rythme. On ne s’ennuie pas mais on ne se passionne pas réellement non plus. Le fait de vite tourner en rond, de vite ressentir qu’on va finalement rester dans cette résidence. Donc si le sujet nous tient en haleine, son développement manque de réels rebondissements et ce thriller apparait donc assez plat.

LA NOTE : 6/10

La musique est composée entre autres de morceaux de Clémence Ducreux. C’est le titre électro « MZ » de Sashcha Funke qui nous plonge dans cette comédie. On alterne donc entre l’univers de Clémence Ducreux avec les titres « Hautes et Forte » ou encore « La Frappe de Selma » et les morceaux électro de Boris Brejcha « Space Driver » notamment. L’ensemble donne une bande son originale, agréable, assez électro et répétitive comme pour appuyer une perte de contrôle de la part des personnages.

LA NOTE : 6/10

LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX

Les décors sont bons. La résidence ultramoderne est un décor idéal pour ce film pseudo futuriste. Quelques autres décors plus humains viennent faire le complément mais on aurait pu aller plus loin là encore car en passant 75% du temps dans cet appartement, on se croirait presque dans un huis clos.

LA NOTE : 6/10

Pas d'effets spéciaux.

LA NOTE : N/A

La Note de SevenArt

5.5 / 10