EMMANUELLE

Audrey Diwan

NOM ORIGINAL

EMMANUELLE

DATE DE SORTIE

25/09/2024

DUREE

1h47

GENRE

DRAME

NATIONALITE

FRANCAISE

Noémie Merlant

EMMANUELLE

Will Sharpe

KEI

Naomi Watts

MARGOT

Jamie Campbell Bower

SIR JOHN

Chacha Huang

ZELDA

SYNOPSIS

Emmanuelle est en quête d’un plaisir perdu. Elle s’envole seule à Hong Kong, pour un voyage professionnel. Dans cette ville-monde sensuelle, elle multiplie les expériences et fait la rencontre de Kei, un homme qui ne cesse de lui échapper.

VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?

Emmanuelle est tiré du roman éponyme d’Emmanuelle Arsan publié en 1959 et qui a bénéficié d’une adaptation cinématographique à succès signée Just Jaeckin en 1974 avec Sylvia Kristel dans le rôle-titre. Cependant, Audrey Diwan a voulu s’éloigner du film érotique pour se concentrer davantage sur le livre et en faire une adaptation féministe.

Si le livre se déroulait dans les années 50 et le film dans les années 1970, la réalisatrice a voulu faire d’Emmanuelle une héroïne d’aujourd’hui, avec les problématiques actuelles des tabous de la société sur la jouissance féminine : "D’autres interrogations plus intimes me sont venues, notamment sur mon parcours de femme et mon propre rapport à la sexualité, à la jouissance, mon désir d’affranchissement face aux normes qui régissent la séduction et le sexe. À notre époque, il me semble que la jouissance est totalement liée à l’impératif de performance, au sens capitaliste du terme. Il faut rentabiliser, optimiser, profiter". La question du film, selon Audrey Diwan, est donc la manière dont Emmanuelle échappe aux injonctions sur la performance sexuelle au détriment du plaisir.

Si le fauteuil en rotin appelé "Pomare" a été surnommé "fauteuil Emmanuelle" après une scène devenue culte du film de Just Jaeckin, Audrey Diwan a pris le parti de faire disparaître le fauteuil… mais a gardé l’autre scène (culte !) de l’avion.

La Critique de SevenArt

L'IMPRESSION D'ENSEMBLE

Sous couvert de déplacement professionnel, on plonge dans 1h47 de quête de désir pour l’héroïne, Emmanuelle. C’est léger, c’est doux, c’est érotique, c’est beau. Audrey Diwan parvient plutôt bien à faire revivre le fantasme de ce film qui a marqué les années 70. Pour preuve, un simple fauteuil en osier est aujourd’hui aussitôt associé à ce film et à Sylvia Kristel. Le film bénéficie d’une esthétique globale rare, ce qui, malgré un scenario parfois défaillant, et un rythme relativement lent, le rend tout de même agréable.

LA NOTE : 7/10

L'HISTOIRE

On suit Emmanuelle dans son séjour à Honk-Kong, où elle se perd dans ses désirs. Le scénario nous entraine dans les recoins de cet hôtel de luxe, et jusque dans les bas fonds de la ville. Si l’histoire parait assez légère, assez simple, mais s’en est là toute sa beauté. Emmanuelle, dès son arrivée, est plongée dans le luxe de cet établissement et va progressivement se laisser tenter vers d’autres désirs.

LA NOTE : 6/10

LE JEU

Noémie Merlant était attendue au tournant, c’est le moins que l’on puisse dire. C’est un rôle compliqué car il est clairement identifié à l’actrice Sylvia Kristel. On s’attend donc à ce qu’elle relève le défi tout en offrant une prestation de qualité (ce qui n’était pas forcément le cas de Kristel), et une nudité loin d’être évidente pour un film qui entre dans le périmètre grand public, là où l’opus précédent était clairement affiché érotique. Elle s’en sort bien, d’autant qu’elle occupe la très grande majorité de l’écran. Naomi Watts, Will Sharpe et Chacha Huang ramassent les miettes et apportent un peu de mystère dans l’univers de cet hôtel.

LA NOTE : 7/10

LE RYTHME & LA MUSIQUE

Le film dure 1h47. Le rythme est donc assez lent. La musique y participe grandement, mais il faut bien prendre son temps pour que le désir du protagoniste monte, pour qu’Emmanuelle s’abandonne à ses désirs, plus qu’à son travail. Le fait également d’avoir peu de décors participe à cette sensation de tourner un peu en rond et donc de lenteur du rythme.

LA NOTE : 7/10

La musique est signée Evgueni Galperine et Sacha Galperine. Elle est douce, légère, et belle. Beaucoup de piano pour l’ambiance cosy et tamisée du bar de l’hôtel, et des sonorités plus mélancoliques, déstructurées et vaporeuses pour marquer un léger mal-être, ou inconfort du personnage. Les compositeurs utilisent une gamme assez large d’instruments à cordes pour mettre en musiques la variété de sensations, de humeurs d’Emmanuelle qui semble se perdre ici.

LA NOTE : 6/10

LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX

L’hôtel de luxe d’Hong Kong fait office de décor principal. Emmanuelle prend vite ses marques dans sa suite et n’en sort que peu. C’est finalement son désir qui va la guider hors de ces murs et l’emmener dans des lieux moins fréquentables, moins éclatants. On passe de la lumière tamisée du bar de l’hôtel à celle des établissements clandestins. Mais là encore, l’esthétique est parfaitement mise en avant.

LA NOTE : 7/10

Pas d'effets spéciaux.

LA NOTE : N/A

La Note de SevenArt

6.7 / 10