FERRARI
Michaël Mann
NOM ORIGINAL
FERRARI
DATE DE SORTIE
08/03/2024 (Prime Vidéo)
DUREE
2h10
GENRE
BIOPIC
NATIONALITE
AMERICAINE
Adam Driver
ENZO FERRARI
Pénélope Cruz
LAURA FERRARI
Shailene Woodley
LINA LARDI
Sarah Gadon
LINDA CHRISTIAN
Gabriel Leone
ALFONSO DE PORTAGO
SYNOPSIS
C'est l'été 1957. Derrière le spectacle de la Formule 1, l'ancien coureur Enzo Ferrari est en crise. La faillite menace l'usine que lui et sa femme, Laura, ont construite à partir de rien dix ans plus tôt. Leur mariage instable a été ébranlé par la perte de leur fils, Dino, un an plus tôt. Ferrari a du mal à reconnaître son fils Piero avec Lina Lardi. Pendant ce temps, la passion de ses pilotes pour la victoire les pousse à la limite alors qu'ils se lancent dans la périlleuse course de 1 000 miles à travers l'Italie, la Mille Miglia.
VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?
Ferrari est un projet que Michael Mann voulait monter depuis des années. Il s'inspire du livre Enzo Ferrari – The Man and the Machine de Brock Yates, publié en 1991. En 1993, le cinéaste envisage Robert De Niro dans le rôle d'Enzo Ferrari3. Le projet stagne et fait reparler de lui en 20024. Il évoluera un temps sur une autre voie pour devenir Le Mans 66 (2019), finalement réalisé par James Mangold et seulement produit par Michael Mann5. En 2015, Michael Mann relance son projet et un tournage est évoqué pour 2016 avec Christian Bale dans le rôle d'Enzo Ferrari6. Faute de financement, le film stagne à nouveau. Il est à nouveau mentionné en 2020, quand il est annoncé qu'un script a été finalisé et que Hugh Jackman est en négociation pour le rôle principal. Michael Mann espère alors un tournage en 2021 et cherche des financements au marché du film de Cannes en 2020.
En février 2022, la distribution principale est remaniée et finalisée : Adam Driver interprétera Enzo Ferrari. Penélope Cruz sa femme Laura, alors que Shailene Woodley sera sa maîtresse Lina Lardi.
La Critique de SevenArt
L'IMPRESSION D'ENSEMBLE
Si on occulte les prestations réussies d’Adam Driver et de Penelope Cruz, le film parait un peu terne. Ni la vie d’Enzo, ni son entreprise vacillantes, ni les quelques moments de courses ne parviennent à réellement donner du rythme à un film qui semble inexorablement lent et lourd. On a fait de bien meilleurs biopics avec des personnages moins complexes. Enzo Ferrari lui-même ne se livre pas vraiment ici, on ne sait que rarement ce qu’il pense, on passe à côté de lui, ce qui est un comble.
LA NOTE : 5/10
L'HISTOIRE
L’histoire est médiocre. Le scénario est clairement mal détaillé. Tout d’abord on ne détaille pas assez le personnage de Ferrari. Ses envies, ses besoins, ce qui le fait avancer, ce qui le hante, ce qui l’exaspère… Un homme qui créé ce type de véhicule de légende ne peut pas se contenter d’être comme on le dépeint ici. Adam Driver est contraint de camper un grand échalas sans aucun caractère, qui se fait balader par ses femmes, ses pilotes et ses salariés. Et malgré une durée confortable, on a l’impression de ne rien apprendre de ce film.
LA NOTE : 4/10
LE JEU
Adam Driver fait le job et ce qu’il peut avec ce qu’on lui propose. L’aspect physique est réussi, indéniablement. Mais après, c’est très léger. On n’en apprend pas beaucoup sur celui qui a créé la marque de légende. Les problèmes de couple, de trésorerie, de pneus, d’accord, mais Enzo Ferrari, qui était-il ? Un biopic qui ne répond pas à cette question put-il être un bon biopic. A ses côtés, Penelope Cruz se débat pour exister, pour faire vivre un peu le film, et heureusement. Car les seconds rôles, Shailène Woodley en têtes sont assez soporifiques.
LA NOTE : 5/10
LE RYTHME & LA MUSIQUE
Le film dure 2h10. Je critique souvent les films courts qui n’apportent rien et ne servent à rien. En voici un qui donne le même effet avec une durée pourtant bien plus longue. Le film est un poil lent mais surtout l’histoire semble beaucoup trop zoomé sur un petit épisode de la vie de Ferrari, peut-être pas le plus intéressant ou cinématographique et le film s’en ressent cruellement. On s’ennuie.
LA NOTE : 4/10
La musique est signée Daniel Pemberton. Elle est plutôt discrète tout au long du film, présente, mais discrète, jusqu’à ce que raisonnent les premières notes de « L’Ave Verum Corpus » de Mozart au moment le plus dramatique, le plus violent, le plus marquant du film. Celui qui rappelle que nous sommes dans les années 50 / 60, loin des normes de sécurité modernes et actuelles.
LA NOTE : 5/10
LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX
Les décors sont plutôt bons, notamment une belle maison de campagne au fond d’une allée de cyprès, bordée de soleil. On profite de la campagne italienne lors de la périlleuse course de Mille Miglia entre Brescia et Rome. Mais on aurait pu aller plus loin dans les décors pour appuyer le film et lui donner une autre couleur, un peu moins terne.
LA NOTE : 6/10
Les effets spéciaux sont décevants, ce qui est tout de même embêtant pour un film sur le sport automobile. Ils sont rares car le film se recentre surtout sur la personnalité d’Enzo Ferrari, mais tout de même, on a droit à quelques courses et donc forcément à quelques accidents. Or des voitures qui s’envolent en triple axels au moindre choc, cela rappelle les footballeurs italiens adeptes du cinéma au moindre contact sur les pelouses du Calcio ou d’ailleurs. Mais ni au football, ni ici c’est agréable à voir.
LA NOTE : 5/10
