FILS DE

Carlos Abascal Peiro

NOM ORIGINAL

FILS DE

DATE DE SORTIE

03/09/2025

DUREE

1h45

GENRE

COMEDIE

NATIONALITE

FRANCAISE

Jean Chevalier

NINO GRANELLI

François Cluzet

LIONEL PERRIN

Karin Viard

ANNE CHALAMONT

Alex Lutz

PATRICK SCHUFFENECKER

Julien de Saint Jean

LIONEL PERRIN (jeune)

SYNOPSIS

Une semaine après la présidentielle, la France cherche toujours son Premier Ministre. Nino, jeune attaché parlementaire ambitieux, est missionné pour convaincre son père, Lionel Perrin d’accepter le poste. Mais cet éternel perdant a coupé les ponts avec la politique…et son fils. Nino se retrouve embarqué dans une course effrénée où tous les coups sont permis. Il a 24h pour sauver sa carrière, son couple et si possible l’avenir de la France !

VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?

Fils de est le premier long-métrage réalisé par Carlos Abascal Peiro. Avant de devenir cinéaste, ce dernier était journaliste pour plusieurs médias espagnols à Madrid puis à Paris.

Fils de est un projet qui a été concrétisé grâce à l’amitié entre le réalisateur et deux anciens camarades rencontrés sur les bancs de la FEMIS. Tous les trois ont d’ailleurs lancé leur boîte de production, Fair Play. Le long-métrage de Carlos Abascal Peiro est le premier projet développé par cette structure.

Carlos Abascal Peiro a mis un peu de lui dans le personnage principal du film, Nino. Le fait qu’il l’est prénommé ainsi n’est d’ailleurs pas un hasard puisque le prénom fait penser au terme Niño qui, en espagnol, signifie "enfant".

Avec Fils de, le réalisateur souhaitait rendre hommage à une période bien précise de l’histoire du cinéma : le Hollywood des années 1980 et 1990. Carlos Abascal Peiro s’est inspiré de cette époque en particulier, notamment pour les couleurs vives et poisseuses qui apparaissent à l’écran.

La Critique de SevenArt

L'IMPRESSION D'ENSEMBLE

Les comédies autour de la vie politique, à la fois réalistes, idéalistes, parodiques. C’est un style complexe et rares sont les films réussis. Ici c’est le rythme qui pêche. On se balade à droite à gauche, sans mauvais jeu de mots, et finalement, malgré une belle distribution on s’ennuie un peu dans un entre-soi parfaitement restitué, lui. Et malheureusement, en période de crise démocratique et donc politique, ce genre de film sur les magouilles politico-financières risque de mal passé aux yeux d’un grand public pris en otage.

LA NOTE : 5/10

L'HISTOIRE

Le scénario pêche donc un peu. Le fond de l’histoire peine déjà à convaincre. On plonge dans une sphère coupée du monde, où des fils de bonnes familles se partagent le gâteau. Le film se poursuit par les magouilles politiques et les coups bas qui précèdent la nomination du Premier Ministre. Cela semble si vrai qu’il ne faut pas chercher bien loin les raisons qui poussent les français loin de la politique ou vers les extrêmes. Toujours est-il que le scénario n’attire pas vraiment.

LA NOTE : 5/10

LE JEU

Les acteurs sont globalement bons. En même temps, le jeune et semble-t-il talentueux (à confirmer peut-être) Jean Chevalier est porté par des ténors : François Cluzet, Karin Viard, Alex Lutz, Olivier Broche, Guilaine Londez, Nathalie Richard ou encore Vincent Grass. Avec un tel casting, on ne peut pas se planter.

LA NOTE : 6/10

LE RYTHME & LA MUSIQUE

Le film dure 1h45. Le problème n’est pas la durée, ici, mais le rythme. On a la vague sensation qu’on glisse inéluctablement vers une fin trop programmée, trop évidente en balançant tout de même de droite à gauche en fonction des préférences entre 2 candidats à Matignon. Mais au final, ces balancement réguliers finissent par créer une monotonie que le cliffhanger final ne vient pas réellement casser.

LA NOTE : 5/10

La musique est signée Frédéric Alvarez et Steve Bouyer. Un peu de jazz, beaucoup de piano en mode saccadé et répétitif et un Julio Iglesias en fin de film pour appuyer un peu la toute petite partie romantique de ce film un peu fourre tout.

LA NOTE : 5/10

LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX

Les décors sont plutôt convenables vu la nature du film et sa qualité globale. Il est difficile pour une comédie politique de nous montrer des décors paradisiaques ou réellement variés. Cela reste très urbain et malheureusement très parisien. On a quand même ici quelques endroits sympas. Outre la campagne où s’est retiré Perrin, on a le Parlement Européen à Bruxelles, et quelques coulisses sympathiques.

LA NOTE : 6/10

Pas d'effets spéciaux.

LA NOTE : N/A

La Note de SevenArt

5.3 / 10