LA FEMME LA PLUS RICHE DU MONDE

Thierry Klifa

NOM ORIGINAL

LA FEMME LA PLUS RICHE DU MONDE

DATE DE SORTIE

29/10/2025

DUREE

2h03

GENRE

COMEDIE DRAMATIQUE

NATIONALITE

FRANCAISE

Isabelle Huppert

MARIANNE FARRERE

Laurent Lafitte

PIERRE-ALAIN FANTIN

Marina Foïs

FREDERIQUE SPIELMAN

Raphaël Personnaz

JERÔME BONJEAN

André Marcon

GUY FARRERE

SYNOPSIS

La femme la plus riche du monde : sa beauté, son intelligence, son pouvoir. Un écrivain photographe : son ambition, son insolence, sa folie. Le coup de foudre qui les emporte. Une héritière méfiante qui se bat pour être aimée. Un majordome aux aguets qui en sait plus qu’il ne dit. Des secrets de famille. Des donations astronomiques. Une guerre où tous les coups sont permis.

VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?

Le film de Thierry Klifa est très librement inspiré de l’Affaire Bettencourt à laquelle le réalisateur a commencé à s’intéresser lorsqu’elle est devenue publique. Plus qu’un long-métrage sur un fait-divers, le cinéaste voulait surtout raconter ici le destin de ces grandes familles industrielles françaises dont une partie du pouvoir s’est construite sur des zones d’ombre. En l’occurrence, ici, la collaboration.

Avec La Femme la plus riche du monde, Isabelle Huppert et André Marcon sont mari et femme pour la troisième fois, après l’avoir été au théâtre (Le Dieu du carnage de Yasmina Reza au Théâtre Antoine en 2008) et au cinéma (L’Avenir de Mia Hansen-Løve – 2016).

Avec La Femme la plus riche du monde, le journaliste et chroniqueur de Quotidien Paul Gasnier fait ses premiers pas au cinéma. Comme une évidence, il joue ici le rôle d’un journaliste télé.

La Critique de SevenArt

L'IMPRESSION D'ENSEMBLE

Le film est presque un biopic car il s’inspire très largement de la relation toxique entre Mme Lilianne Bettancourt et Françoise-Marie Banier. Ainsi, l’histoire est subtile, notamment la rencontre puis l’emprise de Fantin (Banier) sur Mme Farrère (Bettancourt). La grande qualité réside dans la précision des dialogues, et dans la description des personnages. Dommage que l’on ait l’impression d’une inexorable fuite en avant de Mme Farrère et d’une sorte d’immobilisme de son entourage, jusqu’à un dénouement décevant.

LA NOTE : 6/10

L'HISTOIRE

Si le film est de qualité, la fin est clairement décevant et les faces caméra nuisent grandement à la crédibilité de cette histoire que l’on aurait ainsi tendance à prendre à la légère. Et comme ils sont plus présents à la fin du film, ils plongent le film dans un dénouement médiocre, que ne méritait pas cette célèbre histoire. On aurait donc pu faire sans doute mieux avec le potentiel de ses personnages et des ses excellents dialogues.

LA NOTE : 6/10

LE JEU

Les prestations sont bonnes, car les personnages sont bons. Les acteurs aussi. Forcément on pense à Laurent Lafitte, omniprésent, volubile, manipulateur, insupportable. Mais pas que. Si Isabelle Huppert, grande actrice, semble parfois un peu trop facile, comme Marina Foïs, trop linéaire, Raphaël Personnaz, André Marcon et Mathieu Demy sont plus sur les sentiments et apportent de la vie et de l’énergie dans cette sorte de fuite en avant de Marianne Farrère.

LA NOTE : 6/10

LE RYTHME & LA MUSIQUE

Le film dure 2h03. On peut parfois dire qu’un film qui passe vite et qui dure plus de 2h qu’il est bon car on ne voit pas le temps passer. Si on est satisfait de ce que l’on voit, c’est effectivement ce que l’on va en dire. Mais s’il est décevant, on va se demander ce qu’on a fait de ses 2h. Et c’est un peu le cas ici. On se dit que la fin aurait pu être mieux travaillée, afin de finir ce bon film en apothéose avec un vrai procès, alors qu’on a l’impression d’un fin bâclée après un film bien travaillé dans son ensemble. Et une durée de 2h qui ne permet pas de faire une fin digne de ce nom, cela interroge.

LA NOTE : 5/10

La musique est signée Alex Beaupain. La bande son se réveille à mesure que la femme sort de son sarcophage de cheffe d’entreprise enfermée dans ses responsabilités. Ainsi « Sing to Me Mama » de Kren Cheryl (et oui il fallait la trouver cette chanson) donne le coup d’envoi d’une nouvelle vie pour Mme Farrère qui oublie sa richesse et ses responsabilités pour revivre. Le reste de la BO est plus commun avec des passages assez classiques, Bach notamment, et un générique de fin agréable.

LA NOTE : 5/10

LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX

Le décor principal est la magnifique demeure de Mme Farrère. C’est en Belgique que les caméras se sont posées pour mettre en scène cette histoire. La demeure de la capitaine d’entreprise est parfaitement adéquate pour ce film. On peut également profiter de la villa au bord de la mer pour donner un peu d’exotisme et sortir de l’étau étouffant de Fantin.

LA NOTE : 7/10

Pas d'effets spéciaux.

LA NOTE : N/A

La Note de SevenArt

5.8 / 10