LA PROMESSE VERTE

Edouard Bregeon

NOM ORIGINAL

LA PROMESSE VERTE

DATE DE SORTIE

27/03/2024

DUREE

2h04

GENRE

THRILLER

NATIONALITE

FRANCAISE

Alexandra Lamy

CAROLE LANDREAU

Félix Moati

MARTIN LANDREAU

Sofian Khammes

SAÏD AYOUCHE

Julie Chen

NILA JAWAD

Antoine Bertrand

DR. PAUL LEPAGE

SYNOPSIS

Pour tenter de sauver son fils Martin injustement condamné à mort en Indonésie, Carole se lance dans un combat inégal contre les exploitants d’huile de palme responsables de la déforestation et contre les puissants lobbies industriels.

VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?

Si le film n'est pas une histoire vraie, Edouard Bergeon voulait recréer les conditions de détention en Indonésie de manière réaliste. Pour ce, il s'est documenté sur les cas de Français emprisonnés et/ou condamnés à mort dans ce pays, comme Mickael Blanc ou Serge Atlaoui : "Notre histoire ne s’inspire en aucun cas de la leur, mais elle nous a permis de comprendre comment se déroulait ce type de procès, à quoi ressemblait le couloir de la mort, etc."

"Toujours par souci de réalisme, nous avons tenu à tourner dans de vraies cellules, de vrais parloirs, un vrai tribunal également où il faisait au moins cinquante degrés… C’était oppressant."

Lors du tournage de Au nom de la terre, Edouard Bergeon est tombé sur un article de presse concernant le blocage de la raffinerie Total de la Mède par des agriculteurs. Ils protestaient contre l’importation d’huile de palme d’Asie du Sud-Est, destinée à la production de biocarburants.

Compte tenu du sujet du film, il a été impossible pour Edouard Bergeon de tourner en Indonésie (sauf les plans aériens de la forêt primaire). L'essentiel de La Promesse verte a ainsi été conçu en Thaïlande, l'un des cinq plus grands pays producteurs d’huile de palme. Le cinéaste explique : "On y trouve, à une autre échelle, des forêts primaires et des palmeraies, des usines d'extraction d'huile, le même type de paysages et de climat, une architecture similaire... La chaleur y est aussi suffocante qu’en Indonésie (nous avons vécu un pic historique de température et de pollution lorsque nous y étions)."

"La Thaïlande a également une industrie du cinéma reconnue. Le pays dispose d’infrastructures et d’équipes techniques très professionnelles. Nous nous sommes inspirés de nos repérages en Indonésie pour le choix de nos décors. Comme pour Au nom de la terre, je voulais que tout soit crédible, jusqu'au moindre détail. C’était primordial. Nous avons tourné pendant deux mois en Thaïlande au cours du printemps 2023."

D’autres plans de La Promesse verte ont été tournés à Paris, notamment pour le volet institutionnel, mais aussi aux Sables d’Olonne, en Vendée : "Quel autre meilleur endroit en France que les Sables d’Olonne pour commencer, enfant, à rêver à un tour du monde ? Cela me paraissait un endroit idéal pour l’enfance de Martin. Au bout du chenal longeant la grande plage, les derniers héros comme on les surnomme, partent tous les quatre ans réaliser un exploit autour de la planète pour le Vendée globe. Peut-être est-ce là que, moi aussi, j’ai commencé à vouloir changer le monde ?"

La Critique de SevenArt

L'IMPRESSION D'ENSEMBLE

Après le grand succès de son premier film, le puissant « Au Nom de la Terre », Edouard Bregeon remet ça avec une autre injustice qui tourne une fois de plus autour de la terre, du moins des forêts. Il signe un très bon film, un thriller dramatique aux allures de film d’espionnage. Un « petit » film qui aurait mérité une ampleur bien plus grande et une notoriété au moins égale à celle de son premier long métrage. Mais malheureusement cette « Promesse Verte » est restée bien trop confidentielle, au profit de comédies largement plus mauvaises mais commercialement plus puissantes. Dommage néanmoins que le film ne remercie pas ceux qui les ont aidés sur place, les vrais Martin Landreau.

LA NOTE : 7/10

L'HISTOIRE

Le scénario est très bon. Si on met de côté quelques petits accrocs, et le manque de puissance des scènes les plus marquantes, on a un excellent drame boosté de quelques scènes d’action et de négociations politico industrielles dignes des grands films d’espionnages. Une sorte de « Midnight Express » à la française, mais qui n’a pas la puissance du film d’Alan Parker.

LA NOTE : 7/10

LE JEU

Alexandra Lamy et Felix Moati sont en première ligne de ce film. S’ils jouent justes, ils n’ont pas la prestance et le charisme des plus grands et c’est entre autre pour cela que le film n’a pas percé le plafond de verre du bon petit film et qu’il n’a pas eu la notoriété et la promotion d’un long métrage avec un Pierre Niney et une Sophie Marceau. Les seconds rôles sont globalement bons eux aussi mais peut-être parfois sous utilisés comme Antoine Bertrand ou Philippe Torreton. Sofian Khammes est la meilleure satisfaction dans ce domaine.

LA NOTE : 6/10

LE RYTHME & LA MUSIQUE

Le film dure 2h04. Une durée confortable qui permet d’approfondir l’histoire et surtout les enjeux qui sont dans la balance de cette incarcération. On peut donc aisément admirer les plans aériens des paysages Indonésiens et Vendéens. On peut assister aux négociations parisiennes et sentir la peur et le désespoir qui s’installe dans les geôles indonésiennes. On ne s’ennuie donc pas une seconde ce qui est rare pour un film français de cette durée, avec peu d’action au final.

LA NOTE : 8/10

La musique est signée Thomas Dappelo. Des petites mélodies aux sonorités mineures pour nourrir la tension, on est bien dans un thriller, musicalement parlant. On se sent même presque dans un film d’espionnage. Mais la BO est plus riche que ça, avec également des passages musicaux dignes des grands films d’aventures, qui viennent accompagnés les plans aériens des magnifiques forêts primaires d’Indonésie. La bande son vient donc apporter un bel apport à la réussite de ce film.

LA NOTE : 8/10

LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX

Les décors sont très bons eux aussi. On profite des forêts d’Indonésie, de leur beauté et de la diversité de la faune qui y vit, encore. On est également témoin de la déforestation, de la densité d’une Jakarta surpeuplée et polluée. Mais on a également pas mal de scènes en France, à Paris avec des passages au Quai d’Orsay, et des vues du remblai des Sables d’Olonne, son phare et son quartier de la Chaume.

LA NOTE : 8/10

Pas d'effets spéciaux.

LA NOTE : N/A

La Note de SevenArt

7.3 / 10