LE MEDIUM

Emmanuel Laskar

NOM ORIGINAL

LE MEDIUM

DATE DE SORTIE

10/07/2024

DUREE

1h20

GENRE

COMEDIE ROMANTIQUE

NATIONALITE

FRANCAISE

Emmanuel Laskar

MICHAËL MONGE

Louise Bourgoin

ALICIA

Noémie Lvovsky

BARBARA

Maud Wyler

MYRIAM

Alexandre Steiger

CHRISTIAN

SYNOPSIS

Louis, jeune fêtard paresseux, multiplie les frasques et dépense sans compter la fortune de son père, président d’un groupe hôtelier de luxe. Excédé, ce dernier décide de donner une bonne leçon à son fils, avec une idée révolutionnaire : lui faire croire qu’il a mystérieusement atterri trois siècles et demi plus tôt, au temps de Louis XIV ! Pris dans cette mascarade soigneusement réalisée, le jeune homme va vite découvrir qu’à l’époque, ce n’était pas la vie de château pour tout le monde ! Adieu paillettes et smartphone, Louis va devoir bien contre son gré les troquer contre ballets, seaux et guenilles. Maltraité par un vicomte tyrannique, le jeune larbin s’apprête à en baver !

VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?

Avec Le Médium, Emmanuel Laskar voulait faire une parabole sur la mort en évitant l’esprit de sérieux. Il précise : "Dans le bouddhisme Zen, il y a ces petites devinettes qu’on appelle des Koan, assez naïves, qui posent des questions philosophiques sans réponses. Cela nous force à rester éveillés, et même émerveillés face aux fatalités de la vie. On rit du désastre. Je voulais faire un film comme ça."

Les influences qu'a eues Emmanuel Laskar pour Le Médium étaient très éclectiques. Il y avait, par exemple, les films de Blake Edwards pour leur côté à la fois burlesque et lent, les fameux "Slow Burn Gags". Le metteur en scène développe : "Je l’adore parce qu’il parle de la détresse profonde de l’individu sur un mode poétique et joyeux. On rit de désespoir, d’autodérision."

"Il y avait aussi Ghostbusters, qui m’a marqué quand j’étais enfant et que j’étais parti vivre un an aux USA. Le côté Marx Brothers, le chaos organisé, le contraste entre les fantômes colorés, délirants, et le flegme incrédule et blasé de Bill Murray. Il y a avait Cure de Kyoshi Kurosawa, son personnage incarné par Koji Yakusho, très attachant par son acharnement teinté de défaitisme."

La Critique de SevenArt

L'IMPRESSION D'ENSEMBLE

Un petit film lent et simple sur la mort, sur le deuil. On allie des bonnes scènes, rythmées, aux dialogues forts, à d’autres plus interminables et moins évidentes, qui plombent un peu le film. Cela donne une note mitigée à un film auquel on n’adhère pas totalement, notamment à cause de ce faux rythme quasi permanent.

LA NOTE : 5/10

L'HISTOIRE

Le scénario est un peu faible. Laskar a voulu un film sur ce rythme, mais c’est toujours compliqué de maintenir l’attention à cette cadence. Le thème est bon, l’aborder sous cet angle aussi, mais il manque tout de même quelque chose au scénario pour nous captiver un peu plus.

LA NOTE : 5/10

LE JEU

Emmanuel Laskar réalise ici son premier film, en se mettant en scène aux côtés de Louise Bourgoin, la tête d’affiche et de Noémie Lvovsky en second rôle star. Si les deux actrices font le job grâce à des qualités indéniables, le réalisateur reste plus emprunté et sur la réserve.

LA NOTE : 6/10

LE RYTHME & LA MUSIQUE

Le film dure 1h20. C’est court, d’autant plus que le film se déroule sur un rythme lent. C’est recherché, et cela donne une simplicité et une certaine chaleur au film. Néanmoins, cela créé aussi pas mal de longueurs. Malgré de bons personnages, et des acteurs convaincants, on reste souvent dans l’attente, ce qui est peut-être le résultat du but recherché par Emmanuel Laskar, « d’exorciser ce personnage qui le hantait ».

LA NOTE : 5/10

Côté musique, c’est une petite mélodie de flute qui ouvre un film que l’on entrevoit déjà comme décalé. On retrouve la flute en cours de musique, avec un « I Still Loving You » de Scorpions, assez massacré. Sinon on a une petite mélodie aérienne et douce qui vient caresser nos oreilles tout au long du film. C’est agréable et cela colle avec la légèreté et la lenteur du film.

LA NOTE : 5/10

LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX

Les décors sont l’une des rares réelles satisfactions du film. Le Var, tout d’abord, offre chaleur, lumière et quiétude au film qui en a besoin puisqu’il traite du deuil. La maison d’Alicia ensuite. Belle villa contemporaine, au style architectural prononcé mais qui marque.

LA NOTE : 7/10

Pas d'effets spéciaux.

LA NOTE : N/A

La Note de SevenArt

5.5 / 10