LES TOURMENTES

Lucas Belvaux

NOM ORIGINAL

LES TOURMENTES

DATE DE SORTIE

17/09/2025

DUREE

1h55

GENRE

DRAME

NATIONALITE

BELGE

Niels Schneider

SKENDER

Ramzy Bedia

MAX

Linh-Dan Pham

MADAME

Déborah François

MANON

Jérôme Robart

LE MARI DE MADAME

SYNOPSIS

Ça vaut quoi la vie d’un homme ? D’un homme comme lui. Un homme sans rien. Skender, ancien légionnaire, le découvrira bien assez tôt. "Madame", veuve fortunée et passionnée de chasse, s’ennuie. Elle charge alors son majordome de lui trouver un candidat pour une chasse à l’homme, moyennant un très juteux salaire. Skender est le gibier idéal. Mais rien ne se passera comme prévu...

VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?

Lucas Belvaux a écrit le roman Les Tourmentés pour s’éloigner de l’écriture de scénario, qu’il pratique depuis 35 ans. Ce n’est qu’après avoir terminé le livre qu’il a envisagé d’en faire un film : "Depuis trente-cinq ans, j’écris des scénarios, ce qui est une écriture très particulière, très technique, très contrainte, surtout. Quand on écrit un scénario, on pense déjà au film, aux acteurs, aux décors, au coût, à la durée, etc. Je voulais retrouver le plaisir d’une écriture libre de toute contrainte."

Connue pour ses rôles comiques, la star du duo Eric & Ramzy interprète ici Max, un personnage silencieux, sombre et tourmenté. C’est un rôle de composition à contre-courant. Ramzy avait déjà montré des facettes plus sérieuses dans certains films (Terminal Sud, etc.), mais Lucas Belvaux a surtout été convaincu par la générosité de l’acteur et son désir sincère de se réinventer.

La Critique de SevenArt

L'IMPRESSION D'ENSEMBLE

L’intelligence de ce film est de cibler un passage d’une histoire. Un passage qui aurait d’habitude été négligé, traité en 15 minutes. Et voilà tout l’intérêt de ce film, de s’arrêter sur l’attente. L’attente du départ, l’attente du début de la fin. L’attente d’une mort certaine qu’on choisit, puis qu’on peut regretter petit à petit. Malheureusement l’intensité du film n’est pas toujours linéaire, et des longueurs pointent leur nez assez régulièrement, surtout à la fin. Car à force de reculer pour sauter l’obstacle, on se retrouve au pied du mur.

LA NOTE : 6/10

L'HISTOIRE

L’histoire traite d’une chasse, mais une chasse pas comme les autres et avec des enjeux qui sont difficilement acceptables, sauf quand on n’a plus rien à perdre. Alors on accepte, pour réparer ce qu’on a cassé, car on est déjà perdu, déjà mort, donc à quoi bon lutter. L’histoire ne traite pas d’une chasse, mais de l’attente avant que celle-ci ne débute. Ce moment où on a le temps de réfléchir à ce qu’on vient d’accepter et donc… de regretter. Mais l’attente peut-être parfois un peu longue, et c’est aussi ce qu’il se passe ici où l’on a hâte que tout commence, que tout finisse.

LA NOTE : 7/10

LE JEU

Entre la froideur et la distance de Linh-Dan Pham et la gravité d’un Ramzy Bedia transformé. Niels Schneider, lui, est sur courant alternatif. S’il donne toute son intensité à certains passages, il semble à côté pour d’autres. Ce trio semble ailleurs, dans un autre monde. Et à côté, Déborah François fait ce qu’elle peut dans le monde réel. Tous tentent de combler cette attente, de meubler avant l’action, sauf que le zoom sur cette petite période est peut-être un peu trop fort pour eux, pour parvenir à nous maintenir en haleine.

LA NOTE : 6/10

LE RYTHME & LA MUSIQUE

Le film dure 1h55. Difficile de tenir sur la longueur juste avec l’attente de l’arrivée d’un évènement. Si la situation est rapidement mise en place, on entre alors dans l’attente jusqu’au dénouement qui manque parfois d’intensité et quelques rebondissements pour maintenir le rythme. C’est parfois un peu long, et on commence progressivement à douter d’avoir une fin digne de ce coup de génie qui peut se transformer en déception. Comme l’attente d’un évènement tant désiré et qui finalement ne vient pas.

LA NOTE : 6/10

La musique est signée Frédéric Vercheval. Beaucoup de piano et de l’intensité musicale pour appuyer la dramaturgie de la situation, de cette proposition indécente. La BO est également clairsemée de silence assez nombreux, qui s’installent progressivement jusqu’à éclipser totalement les mélodies. Comme si l’attente avait également eu raison de la bande son.

LA NOTE : 7/10

LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX

Les décors sont intéressants par leur diversité. La belle demeure de « Madame » avec son vaste parc est bien entendu l’un des décors les plus marquants, tout comme le bel appartement qu’elle « offre » à sa proie. Mais la maison rustique en pierre en pleine campagne fait également son petit effet avant la plongée dans la nature rude et hostile de la chasse.

LA NOTE : 6/10

Pas d'effets spéciaux.

LA NOTE : N/A

La Note de SevenArt

6.3 / 10