MARTY SUPREME
Josh Safdie
NOM ORIGINAL
MARTY SUPREME
DATE DE SORTIE
18/02/2026
DUREE
2h30
GENRE
BIOPIC
NATIONALITE
AMERICAINE
Timothée Chalamet
MARTY MAUSER
Gwyneth Paltrow
KAY STONE
Odessa A’zion
RACHEL MIZLER
Fran Drescher
REBECCA MAUSER
Sandra Bernhard
JUDY
SYNOPSIS
Marty Mauser, 23 ans, aspire à devenir le meilleur athlète sur la scène mondiale du tennis de table. Le sport est sous-représenté aux États-Unis, ce qui rend difficile le financement de ses compétitions à l'étranger. Il est toutefois prêt à tout pour arriver à ses fins, y compris nouer des liens avec une ancienne actrice et son riche mari entrepreneur. Son entêtement pose un problème pour les personnes de son entourage, qui font souvent les frais de ses choix cavaliers.
VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?
Marty Supreme traverse des décors variés, allant de Manhattan aux pyramides égyptiennes. En embrassant ces paysages hétérogènes, le réalisateur a cherché à souligner l'universalité de la quête de son protagoniste. Chaque lieu a été choisi pour sa capacité à contraster avec le modeste début de Marty, reflétant ainsi son rêve démesuré.
Dans le New York des années 1950, le tennis de table a fait naître une véritable sous-culture peuplée de magouilleurs, de génies et de marginaux. On pratiquait cette discipline dans des salles clandestines enfumées, au cours de fêtes organisées sur les terrasses des immeubles, dans les auberges de jeunesse, les dortoirs des prestigieuses universités de la côte Est du pays, et les immeubles du sud de la ville
Les scènes de tennis de table ne se sont pas contentées d'être de simples séquences d’action. Pour restituer les échanges vertigineux, plusieurs caméras, dont certaines en pleine ligne de tir, ont été utilisées, donnant un effet documentaire. Cette technique immersive a permis de capter l'intensité des matchs, plongeant les spectateurs dans le cœur de l'action.
La Critique de SevenArt
L'IMPRESSION D'ENSEMBLE
Timothée Chalamet veut son Oscar de Meilleur Acteur. Il l’a raté de peu en 2025 avec « Un Parfait Inconnu » où il incarnait Bob Dylan. Avec « Dune » il n’était pas nominé, mais là il part pour la cérémonie avec 9 nominations, donc… S’il a de bonnes chances de l’avoir, le film n’est néanmoins pas sans défauts. Le personnage intense et impulsif qu’il incarne emporte tout sur son passage et notamment l’histoire qui apparait un peu brouillonne et manque de maitrise.
LA NOTE : 7/10
L'HISTOIRE
Le scénario part un peu dans tous les sens. On suit forcément la vie de ce cher Marty Mauser, une vie haute en couleur car s’il y a bien quelqu’un qui croit en Marty Mauser, c’est Marty Mauser. Il croit en son talent et il est prêt à tout pour réussir. Le problème c’est qu’il part effectivement dans tous les sens pour y parvenir et on a du mal à suivre. Entre compétition sportive, vie amoureuse tumultueuse, petites arnaques, coup fourrés, on se demande si on est dans un biopic sur un sportif prometteur, un arnaqueur génial ou un pauvre type.
LA NOTE : 7/10
LE JEU
Timothée Chalamet est excellent, comme toujours. Mais ne fait-il pas ici comme DiCaprio dans « The Revenant », tout pour son Oscar. On le voit beaucoup, et il donne tout. Le problème c’est qu’il lasse peu aux autres, jusqu’au scénario qui semble même sous exploité. Les seconds rôles sont tout de même à la hauteur mais peu ont véritablement la chance d’avoir là encore un personnage parfaitement intéressant.
LA NOTE : 8/10
LE RYTHME & LA MUSIQUE
Le film dure 2h30. 2h30 d’un sprint dans la vie de Marty Mauser. Le rythme est rapide, autant que l’est son protagoniste qui n’arrête pas une seconde. On peine d’ailleurs à le suivre. Il a 23 ans et il est loin d’être stable, de savoir où il va et part où y aller. Alors on part dans tous les sens avec en fil conducteur, un air prétentieux, supérieur, pédant. Le film manque sans doute de passage calme, de scènes posées pour comprendre qui est vraiment Marty derrière la tornade qu’il semble contraint d’alimenter.
LA NOTE : 7/10
La musique est signée Daniel Lopatin. Au début du film on est plongé dans un univers musical plutôt eighties. Les sonorités au synthétiseur rappellent forcément cette époque. Au milieu du film on bascule sur la période réelle du film, avec des titres comme « How High The Moon » de Les Paul & Mary Ford ou « As Summer Turns To Fall » des Jubilaires. Et sur la fin du film on retourne sur de la musique synthétique, au moment où on retourne autour de la table verte. Mais ce choix d’orienter fortement la BO sur les années 80 accentue la confusion de ce film.
LA NOTE : 7/10
LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX
Les décors sont intéressants. Un New York des années 50 qui doit parler à Timothée Chalamet qui a tourné l’année précédente le biopic sur Bob Dylan qui se situait dans la décennie suivante, déjà à New York. Mais malgré la qualité des décors, le personnage emporte tout et les décors, comme le reste, passent après.
LA NOTE : 7/10
Pas d'effets spéciaux.
LA NOTE : N/A
