MONKEY MAN
Dev Patel
NOM ORIGINAL
MONKEY MAN
DATE DE SORTIE
17/04/2024
DUREE
2h01
GENRE
ACTION
NATIONALITE
AMERICAINE
Dev Patel
MONKEY MAN
Sharlto Copley
TIGER
Pitobash Tripathy
ALPHONSO
Vipin Sharma
ALPHA
Sikandar Kher
RANA
SYNOPSIS
Ce film aborde la quête initiatique d'un homme qui cherche à se venger des dirigeants corrompus qui ont assassiné sa mère et maintiennent les pauvres et les plus vulnérables de la société dans une constante précarité. Inspiré de la légende d’Hanuman, l’homme singe, personnage mythique et véritable incarnation de la force et du courage en Inde, le film met en vedette Dev Patel lui-même, dans le rôle de Kid, un gamin des rues qui, après l'horrible massacre de son village natal, a grandi orphelin dans les bas fonds de la ville fictive de Yatana. Il finit par gagner sa vie dans un club qui organise des combats clandestins où dissimulé derrière un masque de gorille, il se laisse battre au sang par des adversaires pour de l'argent. Après toutes ces années à contenir sa rage le jeune homme trouve le moyen d'accéder à la sinistre élite de la ville. Subitement submergé par son traumatisme d'enfance il va se retourner violemment contre ceux qui lui ont tout pris et trouver ce que les mystérieuses cicatrices de ses mains cachent en vérité.
VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?
Monkey Man s’inspire de la légende de la divinité hindoue Hanuman, symbole de sagesse, de force, de courage, de dévotion et d’autodiscipline. La légende du singe divin remonterait entre 1 500 et 1 200 avant notre ère et apparaîtrait pour la première fois dans un verset du Rig Veda, un recueil de cantiques anciens considéré comme l’un des quatre textes canoniques sacrés hindous.
Dev Patel a passé environ huit ans de sa vie, entre deux projets, à peaufiner le scénario de Monkey Man, un projet lui tenant particulièrement à cœur : "Il s’agit de prendre l’une des légendes les plus anciennes de la mythologie indienne et de lui donner une tournure moderne, alors j’espère que cela permettra à cette histoire d’être connue un niveau international et pourquoi pas créer une toute nouvelle épopée de super-héros, quelque chose de totalement original. C’est un film qui vibre d’énergie, d’âme et de cœur, avec des scènes d’action insensées »."
Le tournage du film s’est principalement déroulé à Batam, en Indonésie. Dev Patel se souvient : "Mon équipe a été merveilleuse et a sué sang et eau là-bas. C’était une aventure folle et pleine d’action – du sang, de la sueur, des larmes, des os brisés, littéralement, pour ce film de vengeance basé sur la spiritualité et la foi. L’action se déroule dans une Inde modernisée, et nous avons choisi l’un des mythes les plus anciens qu’elle possède pour lui donner une toute nouvelle résonance."
La Critique de SevenArt
L'IMPRESSION D'ENSEMBLE
Vengeance au pays des maharajas, voilà ce que nous propose Dev Patel, le plus célèbre des comédiens indiens pour son premier film, avec la puissance d’un producteur comme Jordan Peele. Une vengeance, profonde, violente, murie, et recrachée. Le film est fort et entre dans la catégorie des films qu’il faut juger à la toute fin. Il n’est pas évident d’entrer dans l’histoire du jeune homme torturé qui se cache derrière ce masque de singe. Il n’est pas facile non plus de se retrouver dans cette jungle indienne, avec ses codes, ses croyances, ses rites et sa grande disparité de richesse entre les très riches et les très pauvres. Mais si on se laisse porter par le film, on pourra alors profiter d’un tableau très riche, d’un voyage initiatique, et d’un bon divertissement.
LA NOTE : 7/10
L'HISTOIRE
On évoque à un moment le film « John Wick », mais on en est finalement assez proche tant les scènes de combat sont fréquentes. On en vient à apprécier les flashbacks qui racontent l’enfance paisible et tranquille en forêt de l’homme singe. Le film est violent, à plusieurs niveaux, mais surtout au premier. Dev Patel a-t-il voulu, une fois pour toute, s’éloigner de son gentil personnage de Slumdog Millionnaire qui l’a fait connaitre au grand public ? Toujours est-il qu’il nous livre une belle histoire avec un scénario riche, dense, culturellement, musicalement, et il nous plonge dans son pays, dans une Inde en proie aux dérives et aux doutes.
LA NOTE : 7/10
LE JEU
Les acteurs sont bons, mêmes si les dialogues sont rares. Dev Patel parle peu, se bat beaucoup. On a une multitude de personnages qui rappellent assez bien la densité du pays et il es parfois un peu compliqué de s’y retrouver. Sans assister à des prestations hors du commun, et aidé par la brièveté des apparitions, l’ensemble des acteurs s’en sort bien.
LA NOTE : 6/10
LE RYTHME & LA MUSIQUE
Le film dure 1h42. Le film est bien rythmé, dense, en suivant le tempo des comédies françaises classiques, avec pas mal de rebondissements pour agrémenter la vie palpitantes des résidents. Ainsi les bonnes intentions de Milan vont être rapidement contrecarrées par une Anne Marivin qui commence à s’habituer à jouer les grandes méchantes.
LA NOTE : 7/10
La musique est signée Jed Kurzel. La BO est variée avec des mélodies indiennes, des remix tel que Roxane et d’autres sonorités électro qui tranchent entre le monde des riches et des puissants, qui marchent du haut de leurs tours d’ivoire, sur les plus pauvres qui périssent dans la crasse des ruelles des ghettos. Ici, même la musique différencie les castes. Mais la bande son permet aussi de dédramatiser quelques scènes d’action assez crues comme un duel dans l’ascenseur sous les notes de Boney M. A la fin ce sont les notes de guitares qui accompagnent le combat final, l’ultime confrontation, signe une fois de plus, que la bande son à dans ce film une importance toute particulière. On a même du métal indien avec Bloodywood « Dana Dan », un éclectisme très poussé.
LA NOTE : 8/10
LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX
L’inde pour décor. C’est magique. Des ruelles des quartiers pauvres, aux magnifiques hôtels des quartiers huppés et tendances, le pays offre l’une des plus grandes fractures économiques antres riches et pauvres. Ici les pauvres sont super pauvres et les riches super riches. Ainsi on navigue avec notre homme singe d’un quartier à l’autre, d’une tenue de serveur chic pour les grands palaces, au vieux débardeur sale des ghettos et des salles de combat.
LA NOTE : 8/10
Pas d'effets spéciaux.
LA NOTE : N/A
