NIKI

Céline Sallette

NOM ORIGINAL

NIKI

DATE DE SORTIE

09/10/2024

DUREE

1h38

GENRE

BIOPIC

NATIONALITE

FRANCAISE

Charlotte Le Bon

NIKI DE SAINT PHALLE

John Robinson

HARRY MATHEWS

Damien Bonnard

JEAN TINGUELY

Judith Chemla

EVA AEPPLI

Alain Fromager

DR. COSSA

SYNOPSIS

Paris 1952, Niki s’est installée en France avec son mari et sa fille loin d’une Amérique et d’une famille étouffantes. Mais malgré la distance, Niki se voit régulièrement ébranlée par des réminiscences de son enfance qui envahissent ses pensées. Niki trouvera son chemin vers la lumière et dans l’art une arme pour s’en libérer.

VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?

Niki est premier film de l’actrice Céline Sallette, qu’elle a écrit également... Non sans quelques obstacles. En effet, la première personne à qui elle a proposé de co-écrire le scénario a refusé car elle souhaitait l’écrire en trois mois seulement. Le second, Samuel Doux a accepté et l’a accompagné le long du processus.

C’est en découvrant une interview de l’artiste Niki de Saint Phalle datant de 1965 sur le compte Instagram de Juliette Binoche que Céline Sallette a eu l’idée de réaliser un film sur sa vie. Elle s’appuie donc sur dix années charnières de la vie de l’artiste (1952-1961) durant laquelle elle va s’émanciper des conventions sociales, en l’occurrence celui d’être mère, pour devenir l’artiste qu’elle est tout en fouillant dans son passé traumatique.

Le choix de Charlotte Le Bon était évident pour Céline Sallette, d’abord pour leur ressemblance physique, leur double-nationalité en commun mais pas seulement. Elles ont en effet toutes les deux été mannequins et artistes (Charlotte Le Bon s’essaye également à la peinture et la sculpture). Sur le plateau, l’actrice a même fabriqué une toile en guise de décor !

Céline Sallette n’avait pas le droit d’utiliser les œuvres de Niki de Saint Phalle, mais cela n’a pas arrêté la réalisatrice qui s’est servie de cet obstacle pour nourrir sa narration, comme elle l’explique : "Ce qui m’intéressait c’était de voir Niki se métamorphoser et le point de vue de l’œuvre me semblait tout à fait approprié. Il ne s’agissait pas de savoir ce que le spectateur pouvait penser des œuvres elles-mêmes, mais de voir l’artiste aux prises avec sa création, au plus près, dans sa catharsis".

Pour figurer l’émancipation et l’envol de Niki vers son destin d’artiste, Céline Sallette et la décoratrice Rozenn Le Gloahec ont semé des images de cage et d'oiseaux tout au long du film. En outre, les décors passent du monochrome à un florilège de couleurs pour figurer l’évolution de l’artiste.

La Critique de SevenArt

L'IMPRESSION D'ENSEMBLE

Si l’idée de rendre hommage à Niki de Saint Phalle est une bonne idée car il permet au grand public, ou du moins une partie, de la connaitre, le film reste malgré tout assez moyen. On parle d’une mannequin devenue artiste autodidacte après une grave dépression nerveuse. On parle d’une artiste particulière, unique en son genre avec des thématiques importante comme celle de l’inceste. Malgré de bons passages, et des dialogues plutôt réussis, la durée du film est un handicap qui empêche à ce film d’avoir la place qu’il mérite.

LA NOTE : 5/10

L'HISTOIRE

Avec une durée si courte pour raconter la vie de cette artiste, il faut couper, il faut résumer, il faut survoler, il faut bâcler. Ainsi le film, avec ses allures de petit fleuve tranquille, nous montre une Niki mannequin, une Niki maman, un Niki malade, une Niki artiste, une Niki éprise de liberté, une Niki curieuse, une Niki perdue, une Niki revancharde… mais face à toutes ces facettes de la même personne, on ne nous offre finalement qu’une bande annonce de ce que fut la vie de Niki.

LA NOTE : 5/10

LE JEU

Charlotte Le Bon est pertinente dans ce rôle. On la sent volontaire et à l’aise malgré la difficulté d’un personnage aux multiples facettes et qui se cherche finalement tout au long de sa vie. On peut également compter sur des seconds rôles solides, comme Damien Bonnard, John Robinson ou Judith Chemla. Les prestations sont donc globalement bonnes.

LA NOTE : 7/10

LE RYTHME & LA MUSIQUE

Le film dure 1h38. Voilà où le bas blesse. Un biopic d’1h38 c’est forcément trop court, où alors c’est qu’il n’était pas nécessaire. Si on réussi à être exhaustif avec une telle durée, c’est que l’histoire qu’on raconte n’est peut-être pas utile. Pourtant le rythme est assez lent ici. Mais on survole. Rien que la partie en hôpital qui est très importante dans la construction de Niki, elle est traitée en 15 minutes seulement.

LA NOTE : 6/10

La musique est signée Para One. Une BO avec une dominante de trompette qui appuie la fougue de l’héroïne du film. Les mélodies donnent du rythme à un film qui en à quand même besoin. Puis, le film avance, et la musique évolue. Un peu de rock, un peu de violon. Une BO assez agréable, originale, comme le personnage principal.

LA NOTE : 6/10

LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX

Les décors sont globalement bons. On ressent une diversité, des couleurs, du plus luxueux au plus spartiate en fonction des périodes de la vie mouvementée et assez aléatoire de Niki qui vie beaucoup au gré de ses envies.

LA NOTE : 7/10

Pas d'effets spéciaux.

LA NOTE : N/A

La Note de SevenArt

6.0 / 10