NOBODY 2

Timo Tjahjanto

NOM ORIGINAL

NOBODY 2

DATE DE SORTIE

13/08/2025

DUREE

1h29

GENRE

ACTION

NATIONALITE

AMERICAINE

Bob Odenkirk

HUTCH MANSELL

Connie Nielsen

BECCA MANSELL

John Ortiz

WYATT MARTIN

Robert Diggs

HARRY MANSELL

Colin Hanks

ABEL

SYNOPSIS

Quatre ans après sa malencontreuse altercation avec la mafia russe, Hutch doit toujours 30 millions de dollars à la redoutable organisation et s'efforce de rembourser en enchainant sans répits les contrats d’une liste de criminels à abattre, aussi interminable qu’internationale. Bien qu'il apprécie le caractère intense de son ‘‘travail’’, Hutch se retrouve vite surmené, tout comme sa femme Becca et ils s'éloignent inexorablement l'un de l'autre. Ils décident donc de partir avec leurs enfants pour une escapade au Wild Bill's Majestic, un parc d’attraction dans l’Arkansas, le seul et unique endroit où Hutch et son frère Harry aient jamais passé de vacances ensemble.

VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?

Nobody 2 est réalisé par Timo Tjahjanto, icône du cinéma d’action "extrême" indonésien, qui réalise ici son premier film de studio en anglais (il remplace pour l'occasion Ilya Naishuller, à qui l'on doit le premier opus). Connu pour The Night Comes for Us et May the Devil Take You, il signe quasiment en même temps que Nobody 2 une autre suite d'un film d'action qui a bien marché : The Beekeeper 2.

Nobody 2 a mis un peu plus de temps que prévu pour se concrétiser, notamment à cause de soucis de santé de Bob Odenkirk, victime d'une crise cardiaque sur le tournage de la dernière saison de Better Call Saul le 27 juillet 2021.

Timo Tjahjanto a cherché à injecter à Nobody 2 une esthétique plus viscérale et sanglante. Il a voulu s’éloigner du style lisse habituel d’Hollywood en misant sur une action brute, brouillonne et hyper physique, à l’image de son héros. Il s’est aussi appuyé sur des combats tournés en prises longues, où les imperfections sont assumées.

Pour ce second opus, Bob Odenkirk a intensifié sa préparation physique. Il s’est entraîné à Los Angeles deux fois par jour avec Daniel Bernhardt, acteur et cascadeur ayant travaillé sur John Wick et Atomic Blonde, et Mark Semos, ancien sniper des forces spéciales et consultant sur Jurassic World et SEAL Team.

La Critique de SevenArt

L'IMPRESSION D'ENSEMBLE

Passé l’effet de surprise du premier volet, avec ce petit film d’action débridé et un Bob Odenkirk à 100 lieux de son rôle d’avocat délirant dans Better Call Saul, on a une suite insipide, facile, purement commercial. Le scénario est insignifiant, tout comme les dialogues. On essaie de nous vendre un Nobody en vacances, mais on espère surtout qu’ils vont oublier d’en faire un 3ème.

LA NOTE : 4/10

L'HISTOIRE

Même si on est sur un film d’action, on peut quand même s’intéresser un peu aux dialogues. On sait que dans les films d’action, ce n’est jamais leur fort, mais là, on est vraiment dans le pathétique. Et au scénario accessoirement. Ici on délocalise la vie de famille un peu spéciale de Hutch, dans un camp de vacances. Alors on a bien les scènes d’action qui déboitent (on reconnait d’ailleurs la patte de Bernhardt), mais le film lui n’a aucun sens.

LA NOTE : 3/10

LE JEU

Les acteurs sont mauvais également. Bob Odenkirk fait le minimum et semble lui aussi ne pas y croire vraiment. Quand aux seconds rôles, il n’y en n’a pas un pour rattraper l’autre. La palme revient à Sharon Stone, qui en fait des tonnes ce qui décrédibilise encore un peu plus le film, qui n’en avait pas besoin.

LA NOTE : 4/10

LE RYTHME & LA MUSIQUE

Le film dure 1h29. Avec une telle durée, c’est rarement positif. On a clairement un enchainement de scènes d’action sans fond. On a simplement écrit une pseudo histoire pour relier toutes ces scènes. Un tournage d’un mois et demi, emballé c’est pesé. Mais au final, malgré la courte durée, on s’ennuie devant des scènes sans saveur, sans âme, loin du premier film.

LA NOTE : 4/10

La musique est signée Dominic Lewis. La musique est très variée et colle à chaque particularité de cette comédie. On a entre autre le tube jazzy de José James « The Good Life » pour nous accueillir. On a également le rap de MC Carol & Karol Conka ou des Delinquents Habits, le RNB de Little Mix, le rock léger de Cliff Richard, le rock plus dynamique des Offspring. Et on peut noter aussi le « When the saint go marchin in » du Preservation Hall Jazz Band et même « Power of Love » de Célnie Dion.

LA NOTE : 5/10

LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX

Les décors sont ceux d’un parc d’attraction où la petite famille de Hutch cherche à se faire des souvenirs, cherche à recoller les membres qui s’éloignent à cause d’un quotidien toujours plus prenant. Mais au final, les décors ne valent rien si on n’y est pas pour les bonnes raisons. Ici sans histoire digne de ce nom, les toboggans, les stands, les arcades et les piscines font tristes.

LA NOTE : 6/10

Pas d'effets spéciaux.

LA NOTE : N/A

La Note de SevenArt

4.3 / 10