PROSPER

Yohann Gloaguen

NOM ORIGINAL

PROSPER

DATE DE SORTIE

19/03/2025

DUREE

1h32

GENRE

COMEDIE

NATIONALITE

FRANCAISE

Jean-Pascal Zadi

PROSPER

Cindy Bruna

ANISSA

Mamadou Minté

ALPHA

Ralph Amoussou

ARISTOTE

Makita Samba

KING

SYNOPSIS

Prosper, chauffeur Uber à côté de ses pompes, prend comme passager un homme mourant qui vient de se faire tirer dessus. Paniqué, Prosper se débarrasse du cadavre tout en lui volant sa paire de bottines en croco. En les portant, Prosper se retrouve habité par l'esprit de l'homme assassiné : King - un gangster respecté et craint de tous. Partagé entre ces deux personnalités que tout oppose, Prosper et King, unis dans un seul corps, enquêtent pour démasquer l'assassin de King.

VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?

Le film est un mélange de comédie, de fantastique et de polar. Le réalisateur s’est d’ailleurs inspiré de The Mask avec Jim Carrey, mais aussi de Uncut Gems des frères Safdie. Sur les petits effets spéciaux avec les chaussures, Yohann Gloaguen s’est inspiré des premières séquences du scaphandre et le papillon de Julian Schnabel.

Avec son chef opérateur Thomas Brémont, Yohann Gloaguen a tourné au format 1,85:1, une ancienne série d’optiques anamorphiques Technovision que Panavision venait d’adapter aux capteurs grands formats. Ainsi, ils sont les premiers à les utiliser de cette manière, tout en sachant que cette série d’optique a servi sur de célèbres tournages comme Apocalypse Now, Nikita ou le Dernier Empereur.

La Critique de SevenArt

L'IMPRESSION D'ENSEMBLE

C’est dans l’ère du temps de mélanger les styles. Cela peut brouiller les pistes, donner un aspect novateur au film, créer du n’importe quoi ou sauver une comédie bas de gamme. Ici on est un peu dans ce dernier cas de figure. Si les acteurs sont quand assez faibles et le scénario tout autant, le côté polar et l’ambiance sorcellerie africaine apporte un petit quelque chose qui font que le film… se regarde.

LA NOTE : 5/10

L'HISTOIRE

Bon on parle de polar, mais on est sur du tout petit niveau. L’enquête à la Prosper cela reste du polar de cours de récréation. Le film reste une comédie sans envergure. Le plus, on l’a dit, l’aspect vaudou, les chaussures magiques, mais surtout la sape. Associé à une musique réussie, on a ce petit côté Shaft, avec ces fringues qui nous rappellent les 70’s, ça apporte un petit plus qui sauve un peu le film.

LA NOTE : 6/10

LE JEU

Car côté acteurs, c’est pauvre. Jean-Pascal Zadi survole et en même temps ce n’est pas bien compliqué. Le problème c’est qu’il semble coincé dans ce rôle d’éternel looser béta. Derrière lui c’est un peu le désert de Gobi et cette faiblesse retire toute crédibilité aux quelques scènes d’action, de violence ou de menace qui donneraient pourtant un autre crédit au film.

LA NOTE : 4/10

LE RYTHME & LA MUSIQUE

Le film dure 1h32. On est plus dans le rythme d’une comédie que dans celui d’un polar. Le film est rythmé mais sans nous emporter totalement. L’histoire est parfois un peu molle. Sans véritable longueur, on n’est pas entièrement emballé.

LA NOTE : 5/10

La musique est signée John Kaced. C’est l’un des atouts du film. On a cette ambiance africaine presque permanente qui nous fait presque voyager, tout en restant à Paris. Et puis on a toute une ribambelle de tubes populaires : « Le Coup de Folie « de Thierry Pastor, « Dernière Danse » de Kyo, « Plus Près des Etoiles » de Gold, « Tchicki Boum » de Niagara et plusieurs titres de Monsieur Robby des sonorités plus modernes.

LA NOTE : 6/10

LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX

Les décors, eux, sont assez faibles aussi. On reste dans un univers très urbain, avec notre chauffeur Uber, des sorties de boites, un commissariat, une barre d’immeuble, une salle de sport… bref des décors trop classiques pour donner une identité au film.

LA NOTE : 4/10

Pas d'effets spéciaux.

LA NOTE : N/A

La Note de SevenArt

5.0 / 10