RECONNU COUPABLE

Timur Bekmambetov

NOM ORIGINAL

MERCY

DATE DE SORTIE

28/01/2026

DUREE

1h43

GENRE

SCIENCE-FICTION

NATIONALITE

AMERICAINE

Chris Pratt

DET. CHRIS RAVEN

Rebecca Ferguson

JUGE MADDOX

Annabelle Wallis

NICOLE RAVEN

Kylie Rogers

BRITT RAVEN

Kali Reis

JACQUELINE DIALLO

SYNOPSIS

Dans un futur proche, un détective est accusé du meurtre de sa femme. Jugé par une intelligence artificielle ultra-performante, qu'il a lui-même contribué à mettre en place, il n'a que 90 minutes pour prouver son innocence... avant qu'elle ne scelle son sort.

VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?

Le tournage de Reconnu coupable s'est déroulé à Los Angeles entre avril et mai 2024 mais avait dû être interrompu dès le quatrième jour suite à une blessure à la cheville de Chris Pratt, qui tweetait alors, non sans auto-dérision : "Quatrième jour de tournage de Mercy. J'ai une équipe de cascadeurs formidable ! Et j'essaie parfois de m'y mettre et de faire certaines choses moi-même. Aujourd'hui, papa s'est pris un poteau métallique dans la cheville. Ça promet d'être intéressant pour la suite."

La majeure partie du film se déroule alors que le personnage principal est immobilisé dans la "Mercy Chair". Résultat : Chris Pratt a tourné de très longues prises, parfois de 40 à 50 minutes, presque sans bouger. Un défi physique et mental qui s’apparente davantage à une performance théâtrale qu’à un tournage classique de blockbuster.

L’idée de Reconnu coupable est née lorsque le scénariste Marco van Belle a découvert l’existence d’un prototype de juge IA en Estonie, destiné à traiter certaines affaires civiles. Ce détail réel a servi de déclencheur : et si une intelligence artificielle décidait un jour de la culpabilité… Dans une affaire de peine de mort ? Le film extrapole cette idée à une justice expéditive et automatisée, située seulement quelques années dans le futur.

Le scénario de Reconnu coupable impose une contrainte radicale : 90 minutes pour prouver son innocence, et quasiment 90 minutes de récit. Timur Bekmambetov a voulu que le spectateur ressente la même pression que le personnage de Chris Pratt, en limitant au maximum les ellipses et en construisant le film comme une véritable course contre la montre.

La Critique de SevenArt

L'IMPRESSION D'ENSEMBLE

Ce polar SF est assez bon. Sur le papier on pouvait s’attendre à un film bien plus médiocre, mais l’idée de base est tellement bonne que cela donne des perspectives. La réalisation permet de transformer cette bonne idée en film rythmé et agréable malgré quelques lacunes. Les acteurs sont moyens et les décors, comme la bande son sont également assez restreints.

LA NOTE : 6/10

L'HISTOIRE

Le scénario est bon. On nous plonge dans un procès qui doit durer 90 minutes (soit environ le temps du film). On va donc être au cœur d’un procès en temps réel, au cours duquel, le présumé coupable doit prouver son innocence sous peine d’être exécuté. Cela créé d’emblée un rythme intéressant et les derniers rebondissements sont plutôt pas mal, engendrant une fin correcte.

LA NOTE : 7/10

LE JEU

Les acteurs sont en deçà. Chris Pratt est un peu limite, ce qui est assez habituel. Rebecca Ferguson en juge IA est forcément très limitée dans ces expressions, ce qui est un handicap. Quant aux seconds rôles, on est sur de la prestation de base. Pas un acteur ne parvient à véritablement enflammer un peu ce film qui reste froid et rigide en matière de jeu d’acteur.

LA NOTE : 5/10

LE RYTHME & LA MUSIQUE

Le film dure 1h43. Le rythme est intense. La réalisation nous plonge au cœur d’un procès. On est briefé sur le système de justice en vigueur dans ce futur proche. Et le minuteur se déclenche et progressivement l’intensité augmente à mesure que l’enquête avance.

LA NOTE : 8/10

La musique est électro et assez répétitive pour intensifier la pression mise par ce procès, par cette enquête et surtout par le minuteur avant la chaise électrique pour Chris Raven. Comme on est plongé dès le début du film dans ce procès, cela ne laisse pas de place à d’autres sons, à d’autres musiques additionnelles.

LA NOTE : 5/10

LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX

On est sur un huis clos, et on se balade par l’intermédiaire des caméras, des enregistrements, tout cela pendant que ce procès expéditif se déroule. Au final, même si la salle du procès est assez sobre, les décors sont convenables.

LA NOTE : 6/10

Pas d'effets spéciaux.

LA NOTE : N/A

La Note de SevenArt

6.2 / 10