THE ALTO KNIGHTS

Barry Levinson

NOM ORIGINAL

THE ALTO KNIGHTS

DATE DE SORTIE

18/06/2025

DUREE

1h55

GENRE

HORREUR

NATIONALITE

AMERICAINE

Robert de Niro

VITO GENOVESE / FRANK COSTELLO

Debra Messing

BOBBIE COSTELLO

Cosmo Jarvis

VINCENT GIGANTE

Kathrine Narducci

ANNA GENOVESE

James Ciccone

CARLO GAMBINO

SYNOPSIS

Deux des plus redoutables figures de la mafia new-yorkaise, Frank Costello et Vito Genovese, luttent pour le contrôle de la ville. Autrefois meilleurs amis, la jalousie et les trahisons les mènent inévitablement à l’affrontement qui entraînera la chute de la mafia américaine.

VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?

Après avoir incarné Al Capone dans Les Incorruptibles et interprété de nombreuses figures de la mafia inspirées de gangsters réels, comme Jimmy Conway dans Les Affranchis ou Frank Sheeran dans The Irishman, Robert De Niro prête cette fois ses traits à deux grands parrains de la mafia ayant véritablement existé : Vito Genovese et Frank Costello.

Le film était en développement depuis les années 1970, mais n'a été approuvé par Warner Bros. qu'en 2022.

Mario Puzo, l'auteur du roman Le Parrain, a créé le personnage fictif de Vito Corleone (que Robert De Niro incarne jeune dans Le Parrain, 2ᵉ partie) en s'inspirant de traits caractéristiques de véritables figures de la mafia, notamment Frank Costello.

Le mafieux Frank Costello a déjà été joué par Costas Mandylor dans Les Indomptés, Carmine Caridi dans Bugsy (mis en scène par... Barry Levinson) et Paul Sorvino dans la série Godfather of Harlem.

Vito Genovese a été joué par Lino Ventura dans Cosa Nostra, par Charles Cioffi dans Lucky Luciano et par Robert Miano dans le téléfilm Le Manipulateur.

Frank Costello n'a rien à voir avec le personnage que joue Jack Nicholson dans Les Infiltrés. Dans ce cas précis, le scénariste William Monahan a repris le nom du célèbre mafieux, mais s'est inspiré d'une autre figure du crime pour ce personnage : James Whitey Bulger, qui a été le parrain de la pègre de Boston pendant plus de 50 ans, avant d'être arrêté en 2011 et assassiné en prison en 2018.

Avec The Alto Knights, Robert De Niro se glisse dans le costume de figures iconiques du crime organisé : Vito Genovese et Frank Costello. Ce n'est pas la première fois qu'un acteur joue deux personnages à l'écran dans un même film, comme en témoignent par exemple les prestations de Nicolas Cage dans Adaptation., Jeremy Irons dans Faux-semblants, Tom Hardy dans Legend ou Jake Gyllenhaal dans Enemy.

La Critique de SevenArt

L'IMPRESSION D'ENSEMBLE

Retrouver Robert de Niro dans un film de mafieux n’est pas vraiment une nouveauté. Et cela, d’autant plus qu’il joue ce rôle de parrain vu et revu. Et même en jouant 2 rôles à la fois, cela ne donne pas 2 fois plus de chances au film de nous contenter. Car ce biopic manque cruellement de rythme, de rebondissements, d’énergie, de durée, de personnages... Il ne restera donc pas comme un film majeur dans la bio mafieuse du grand De Niro.

LA NOTE : 6/10

L'HISTOIRE

Le scénario va dans les détails de certains aspects, notamment les affaires et les procès. On a même droit au procès du juge des affaires familiales pour le divorce de Vito et de sa femme qui, avec le recul, n’est pas un point essentiel du film, alors que la fin est relativement bâclée. D’emblée, le film aurait mérité une bonne demi-heure de plus, et plus de rebondissements pour nous plonger réellement dans cette histoire mafieuse qui avait pourtant du potentiel.

LA NOTE : 6/10

LE JEU

Robert de Niro fait du Robert de Niro mafieux. C’est donc vu et revu, sauf qu’ici il est vieux et se contente de râler, de bougonner, et ne peut plus faire lui-même les basses besognes. On est sur du Marlon Brando dans le Parrain, physiquement, mais sans la puissance et l’aura et la grandeur du jeu et du personnage de l’illustre film de Coppola. Et les seconds rôles sont complètement minimisés alors qu’ils auraient pu apporter beaucoup à un film où on laisse tout porter à un De Niro fatigué.

LA NOTE : 5/10

LE RYTHME & LA MUSIQUE

Le film dure 2h. Tout est dit. Comment en 2h on peut faire tenir un biopic sur la confrontation fratricide de 2 parrains de la mafia. Et bien on gomme les seconds rôles, on oublie de détailler un bon nombre de passages qui pourraient nous faire entrer un peu plus dans cette histoire qui semble pourtant avoir de quoi nous plaire et de quoi faire un film d’une autre teneur que celui-ci qui s’avère plat et peu rythmé.

LA NOTE : 6/10

La musique est signée David Fleming. Les morceaux additionnels sont les classiques de l’époque. De ce côté-là on est globalement bien immergé dans les années 40 à 60. On a le « Sing Sing Sing » de Louis Prima, le jazz de Johnny Hodges avec « Globe Trotter » pour les premières années et ensuite un peu de Sinatra ou de Little Richard pour les années 50 et 60. Globalement la BO tient la route.

LA NOTE : 6/10

LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX

Les décors sont eux aussi négligés, ou du moins pas mis en valeur par les scènes qui y sont tournés. On retiendra forcément la vaste et belle demeure qui permet de rassembler à la fin les parrains de tout le pays, mais guère plus. Une fois le film terminé on ne se souvient de rien alors qu’on se souviens de nombreux décors du Parrain, film vu il y a plusieurs dizaines d’années. C’est un signe…

LA NOTE : 5/10

Pas d'effets spéciaux.

LA NOTE : N/A

La Note de SevenArt

5.7 / 10