THE APPRENTICE

Ali Abbasi

NOM ORIGINAL

THE APPRENTICE

DATE DE SORTIE

09/10/2024

DUREE

2h00

GENRE

BIOPIC

NATIONALITE

AMERICAINE

Sebastian Stan

DONALD TRUMP

Jeremy Strong

ROY COHN

Maria Bakalova

IVANA TRUMP

Martin Donovan

FRED TRUMP

Catherine McNally

MARY ANNE TRUMP

SYNOPSIS

Véritable plongée dans les arcanes de l'empire américain, The Apprentice retrace l'ascension vers le pouvoir du jeune Donald Trump grâce à un pacte faustien avec l'avocat conservateur et entremetteur politique Roy Cohn.

VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?

Présenté en compétition officielle au dernier Festival de Cannes, The Apprentice peine pourtant à trouver un distributeur aux États-Unis. Même les plateformes comme Netflix ou Apple TV+ se montrent frileuses. La raison ? La menace de procès émanant du porte-parole de Donald Trump qui plane sur le film : "Les difficultés rencontrées pour obtenir un contrat de distribution s’apparentent à de la censure" a confié l’équipe de The Apprentice à Variety. À quelques mois des élections présidentielles américaines durant laquelle le candidat Républicain affrontera Kamala Harris, le contexte est d’autant plus houleux. Ce n’est pas le cas en France, puisque le long-métrage, distribué par Metropolitan FilmExport, sortira en octobre 2024.

Le titre du film The Apprentice renvoie à une célèbre émission de télé-réalité Outre-Atlantique sur la chaîne NBC, dans laquelle Donald Trump faisait passer des entretiens d’embauche à plusieurs candidats pour intégrer son entreprise. Une émission iconique pour son désormais célèbre "You’re Fired ! — ‘Tu es viré !'" lancé par l'ex-Président des États-Unis aux postulants éliminés.

Très vite, l’équipe a été consciente qu’un mauvais maquillage pouvait faire glisser le film dans la parodie, ce qui n’était pas l’intention du réalisateur. Une fois la bonne tonalité trouvée en matière de maquillage et de coiffure, il fallait deux heures chaque matin pour transformer Sebastian Stan.

La Critique de SevenArt

L'IMPRESSION D'ENSEMBLE

Si comme moi vous vous êtes toujours demandé comment un type comme Donald Trump a pu être élu deux fois président des Etats-Unis ? Et bien ce film explique qui et comment on a construit le monstre. Le film est très bon, et on comprend parfaitement comment le jeune et fébrile Donald Trump est devenu une machine de guerre sans aucune empathie. C’est évident et ça l’est grâce à un très bon scénario et surtout à d’excellents acteurs. On aurait juste envie de voir la suite !

LA NOTE : 7/10

L'HISTOIRE

Le film débute dans un bar où l’avocat Roy Cohn invite Trump à sa table et il décline, mais le premier insiste et il accepte. S’il avait refusé, je ne serais pas là à écrire cette critique ! Car outre son père Fred Trump, voilà celui qui a fait Trump, Roy Cohn. Il a créé la bête en partant d’un jeune homme timide, hésitant. Et à la fin on a un requin impitoyable. La transition lente est excellente et on est rapidement happé par cette histoire, cette époque, et cette incroyable réussite basée sur la corruption et la triche. On comprend mieux le Trump actuel quand on a vu ce film.

LA NOTE : 8/10

LE JEU

Sebastian Stan s’est fait connaitre au grand public dans Marvel en interprétant Bucky, mais il obtient là un grand rôle et il démontre son grand talent, au-delà de la ressemblance avec Trump (un grand merci aux maquilleurs). Donc si Stan est très bon, que dire de Jeremy Strong. Il est phénoménal ! Il est le second rôle, mais il transperce l’écran avec ses mimiques, ses répliques cash, son aura… il nous offre une prestation qui doit le mener aux Oscars !

LA NOTE : 8/10

LE RYTHME & LA MUSIQUE

Le film dure 2h. Mas c’est bien trop court car on traite ici la période 1973 – 1986, les 15 ans qui ont fait du fils de Fred Trump, Donald Trump. Le scénario est très bon, le rythme excellent, les acteurs sont fantastiques, et donc forcément, on a envie de voir la suite, même si on peut se douter que toutes les périodes de la vie de Trump ne sont pas aussi florissantes que celle-là.

LA NOTE : 8/10

La musique est signée Martin Dirkov. Si ce sont les Consumers avec « Anti Anti Anti » qui nous accueille dans le New York des années rock des années 70, comme pour montrer la brutalité et la lutte du pouvoir qui se joue, c’est bien avec Baccara qu’on quitte un Donald Trump au sommet de ses affaires et avec le titre « Yes Sir, I Can Boogie ». La BO est riche et les morceaux collent parfaitement avec la tendance du moment, comme avec « Fantasy Boy » de New Baccara, toujours très 80’s, tout comme les Pet Shop Boys. Même le crooner Adam Saunders est de la partie pour donner un peu de glamour à un homme qui en manque cruellement.

LA NOTE : 8/10

LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX

Les décors sont très bons. On se balade dans New York entre les avenues, dans les bars où Trump et Cohn se rencontrent. On passe devant le Commodore Hôtel en ruine qui va renaitre de ses cendres sous les traits de l’hôtel Hyatt, ou encore sur la 5ème avenue où Trump construit sa Trump Tower. Un petit passage à Atlantic City et la carte postale des années 70 et 80 est complète.

LA NOTE : 7/10

Pas d'effets spéciaux.

LA NOTE : N/A

La Note de SevenArt

7.7 / 10