THE BRUTALIST
Brady Corbet
NOM ORIGINAL
THE BRUTALIST
DATE DE SORTIE
12/02/2025
DUREE
3h35
GENRE
DRAME
NATIONALITE
AMERICAINE
Adrien Brody
LASZLO TOTH
Felicity Jones
ERZSEBET TOTH
Guy Pearce
HARRISON LEE VAN BUREN
Joe Alwyn
HARRY LEE VAN BURREN
Stacy Martin
MAGGIE VAN BUREN
SYNOPSIS
Fuyant l’Europe d’après-guerre, l’architecte visionnaire László Tóth arrive en Amérique pour y reconstruire sa vie, sa carrière et le couple qu’il formait avec sa femme Erzsébet, que les fluctuations de frontières et de régimes de l’Europe en guerre ont gravement mis à mal. Livré à lui-même en terre étrangère, László pose ses valises en Pennsylvanie où l’éminent et fortuné industriel Harrison Lee Van Buren reconnaît son talent de bâtisseur. Mais le pouvoir et la postérité ont un lourd coût.
VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?
Brady Corbet déclare au sujet de son film : "Le film s’intéresse au parallèle qui existe entre le parcours d’un immigré et celui d’un artiste. Quand un individu ose quelque chose de nouveau, d’audacieux, comme l’institut que László bâtit au cours du film, il est généralement violemment critiqué et discrédité. Jusqu’à ce qu’avec le temps viennent la reconnaissance et même l’adulation".
On peut entendre nombre de langues, accents et dialectes dans le film, dont des monologues de plusieurs pages en hongrois, que le duo d’acteurs principaux, Adrien Brody et Felicity Jones, a dû apprendre à maîtriser, pour ensuite le décliner en accent dans leurs échanges en anglais.
Le brutalisme est un style architectural issu du mouvement moderne, qui s'est d’abord popularisé en France, au Royaume-Uni et en Europe de l’Est dans les années 50, avec notamment les projets de reconstructions de l’après-guerre. Il se caractérise par des bâtiments épurés, sans ornements, de dimensions souvent imposantes et qui mettent en avant des matériaux bruts, comme le béton ou la brique. Les principaux représentants du brutalisme sont Le Corbusier, Marcel Breuer, William Pereira, Moshe Safdie, Denys Lasdun et Alison & Peter Smithson.
La Critique de SevenArt
L'IMPRESSION D'ENSEMBLE
Une fresque, un monument, un triomphe. C’est toujours ressourçant et rassurant de voir ce genre de film. De laisser un réalisateur faire un film de 3h35 et de se rendre compte que ça vaut 100 fois mieux (pour le même prix en salle) que toutes les merdes qui sortent à longueur d’année. C’est rassurant de voir que ce genre de chef d’œuvre est mis en avant, porté sur un pied d’estale d’où on est sûr qu’il ne sera pas polluer pas les niaiseries qui accaparent nos écrans. Alors merci de récompenser ce film, car malheureusement certains n’ont pas eu cette chance.
LA NOTE : 8/10
L'HISTOIRE
Un scénario bien détaillé qui nous emporte dans la vie de cet architecte hongrois déporté qui trouve refuge aux USA. Artiste et réfugié, voilà deux raisons de galérer et pourtant ce talent va lui permettre de s’élever. Mais la grande qualité du film est de ne pas faire de cette histoire une success story, mais une histoire dramatique en mettant autant en avant les réussites que les difficultés.
LA NOTE : 8/10
LE JEU
Une fois encore Adrien Brody est époustouflant dans ce rôle qui n’échappera pas à la comparaison avec celui du Pianiste qui lui a permis d’obtenir l’Oscar du Meilleur Acteur il y a une 20aine d’années. Il est juste dans toutes les facettes de son personnage qui en change forcément sur une telle durée. A ses côtés Guy Pearce apporte beaucoup en second rôle solide et très présent. Felicity Jone et Joe Alwyn sont bons, mais leur apporte semble moins fort.
LA NOTE : 8/10
LE RYTHME & LA MUSIQUE
Le film dure 3h35. Oui, 3h35, 2.5 fois plus long qu’une banale comédie française sans saveur. Ici, on a 3h35 d’une aventure architecturale et historique marquante qui a reçu une pluie de récompense, plus que l’ensemble des comédies bas de gamme qui noient nos salles de cinéma depuis une 15aine d’années. Alors oui, 3h35 c’est long, mais quand on a un film majeur comme celui-ci, on prend plaisir à chaque minute.
LA NOTE : 7/10
La musique est signée Daniel Blumberg. Il signe une vraie BO, évidemment. Entre mélodies dramatique, son brutes et froid, cette bande son colle et s’inspire de l’architecture brutaliste que met en avant Toth. Sur la durée du film on a quand même droit à quelques passages musicaux plus modernes et enjoués. Mais la BO appuie ici réellement le grandeur du film.
LA NOTE : 8/10
LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX
Les décors sont nombreux, forcément. On s’installe progressivement, comme Laszlo, dans une Amérique en construction. Ca tombe bien, il est architecte. On peut ainsi profiter notamment de la bibliothèque qu’il créé pour M. VAN BUREN qui va devenir son mécène et employeur. Mais globalement les décors semblent réalistes, durs et brute, loin de ce qu’il peut y avoir de plus beau, mais aussi de plus superficiel. La vie de Laszlo est là, alors on montre ça.
LA NOTE : 7/10
Pas d'effets spéciaux.
LA NOTE : N/A
