UN PARFAIT INCONNU

James Mangold

NOM ORIGINAL

A COMPLETE UNKNOW

DATE DE SORTIE

29/01/2025

DUREE

2h20

GENRE

BIOPIC

NATIONALITE

AMERICAINE

Timothée Chalamet

BOB DYLAN

Edward Norton

PETE SEEGER

Elle Fanning

SYLVIE RUSSO

Monica Barbaro

JOAN BAEZ

Boyd Holbrook

JOHNNY CASH

SYNOPSIS

New York, 1961. Alors que la scène musicale est en pleine effervescence et que la société est en proie à des bouleversements culturels, un énigmatique jeune homme de 19 ans débarque du Minnesota avec sa guitare et son talent hors normes qui changeront à jamais le cours de la musique américaine. Durant son ascension fulgurante, il noue d’intimes relations avec des musiciens légendaires de Greenwich Village, avec en point d’orgue une performance révolutionnaire et controversée qui créera une onde de choc dans le monde entier…

VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?

Bien qu'il ait été choisi pour incarner Bob Dylan, Timothée Chalamet reconnaît qu'il ne connaissait de lui que son statut de légende de la musique avant la production du film. Après la pandémie de Covid-19 en 2020, deux grèves à Hollywood ont retardé le tournage. Un mal pour un bien car cela a permis au comédien de bénéficier d’une période supplémentaire de préparation. Ce qui était loin d'être un luxe puisque James Mangold tenait à ce que les acteurs chantent réellement et ne soient pas doublés, à l'instar de Joaquin Phoenix et Reese Witherspoon dans Walk The Line, autre biopic musical du réalisateur.

Le réalisateur a conçu Un parfait inconnu avec comme référence Amadeus de Milos Forman, son mentor dont il était l'élève à la Columbia University de New York. Il s'agissait d'explorer le parcours de Bob Dylan à travers le prisme des autres personnages.

L'un des décors principaux du film est MacDougal Street, situé à Greenwich Village. Cette rue, qui fourmille de clubs, galeries et cafés fréquentés par les poètes, les peintres et les musiciens, a été recréée sur Jersey Avenue, dans le centre de Jersey City, dans le New Jersey. Le chef-décorateur François Audouy a pris quelques libertés avec la topographie des lieux mais en a conservé l’effervescence artistique : "Il est impossible de reconstituer un quartier de New York à l’identique. Il faut s’adapter à la réalité des lieux et aux bâtiments existants, tout en cherchant l’authenticité et l’évocation d’une atmosphère, plutôt que reproduire un site."

Cependant, Audouy a le souci du détail puisqu'il a utilisé des journaux et des bonbons de l'époque dans les kiosques. De même, au premier étage des immeubles, ce sont des vêtements des années 60 qui sèchent sur la corde à linge. L’équipe a même jonché les rues du quartier de déchets conformes à l’époque et d’authentiques saletés.

Le seul décor qui a été minutieusement reconstitué dans ses moindres détails est celui du légendaire Studio A de Columbia Records où Bob Dylan a enregistré des titres marquants comme Mr Tambourine Man et Like a Rolling Stone. Le chef-décorateur François Audouy s’est appuyé sur les milliers de photos existantes du studio qui a été détruit en 1983.

Timothée Chalamet porte dans le film une prothèse nasale discrète qui modifie ses traits de manière à faire émerger le visage de Bob Dylan sans pour autant susciter de débat. La pose de la prothèse, le maquillage et la coiffure de l'acteur duraient environ 1h30 par jour.

La Critique de SevenArt

L'IMPRESSION D'ENSEMBLE

Le biopic est réussi et agréable. C’est ce qu’on veut quand on s’immerge dans le vie d’une star comme l’est Bob Dylan. On veut découvrir ou redécouvrir sa vie, son œuvre, ses hauts et ses bas. On suit donc un jeune Dylan qui trace sa route tranquillement, avec ses convictions, sans vraiment se soucier de ce qu’on pense de lui, de ce qu’on tente de lui imposer. Les décors et les musiques sont parfaites pour accompagner ce destin à part dans la musique. Une sorte de musicien qui survole, qui plane dans notre monde, là où nous on marche difficilement.

LA NOTE : 6/10

L'HISTOIRE

L’intérêt de ce film, outre le fait de voir une star de la folk et du rock éclore, c’est de pouvoir le voir interagir avec son époque et surtout avec ses célèbres contemporains. Il se fait découvrir par Pete Seeger, qui le prend sous son aile. Il rencontre Joan Baez avec qui il va former un couple à la scène. On le voit avec Johnny Cash, et encore, il y en aurait bien d’autres. Cela rend le film nostalgique d’une époque bénie pour la musique et c’est très appréciable.

LA NOTE : 6/10

LE JEU

Timothée Chalamet est très bon derrière l’harmonica de Bob Dylan. On n’en doutait aucunement tant l’acteur est un prodige. Mais n’est-il pas trop bon ? La question peut paraitre incongrue, mais il ne semble pas forcer pour se glisser dans ce personnage qui vous regarde toujours en baissant la tête et en laissant deviner un petit sourire qui semble dire : « Dîtes ce que vous voulez, je ferais bien ce que je veux. » On boit l’évolution de l’artiste, mais on ne ressent pas l’intensité, et c’est peut-être ce qui a coûté l’oscar à Chalamet. A ses côtés Norton est très bon, tout comme le duo Fanning / Barbaro qui donnent l’intensité qui manque à un Dylan toujours très maître de lui-même.

LA NOTE : 7/10

LE RYTHME & LA MUSIQUE

Le film dure 2h20. Une bonne longueur pour un destin comme celui de Bob Dylan. Et encore, James Mangold a l’intelligence de ne traiter qu’une petite partie de la vie de l’artiste, quelques années, celles qui vont le voir éclore. Pas de longueur, bien au contraire, on suit le nonchalant Dylan poète amoureux, poète engagé, poète libre surtout.

LA NOTE : 6/10

La musique est celle de Bob Dylan, forcément. Elle grandit au contact de ceux qui faisaient le son, à l’époque. Pete Seeger tout d’abord, qui déniche son potentiel le premier. Joan Baez bien sûr, qui est le fil rouge de sa vie amoureuse et de ses duos scéniques. Mais on a également Al Cooper, Johnny Cash ou encore Alan Lomax. Ce film regorge de musiques magnifiques qui nous immergent dans cette époque entre liberté et guerre, entre la plénitude des musiques et la dureté des paroles.

LA NOTE : 7/10

LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX

New York dans les années 60, le sud-ouest de Manhattan voit éclore celui qui a démocratisé la folk musique. On se promène, tard le soir, sous une pluie fine, dans les rues parallèles et on s’arrête au gré des clubs, des bars d’ambiance. Outre quelques sorties notamment à Monterey pour le Monterey Folk festival ou à Newport pour changer d’air, c’est véritablement New York le décor de ce biopic réussi.

LA NOTE : 7/10

Pas d'effets spéciaux.

LA NOTE : N/A

La Note de SevenArt

8.0 / 10