UN P’TIT TRUC EN PLUS

Artus

NOM ORIGINAL

UN P’TIT TRUC EN PLUS

DATE DE SORTIE

01/05/2024

DUREE

1h39

GENRE

COMEDIE

NATIONALITE

FRANCAISE

Artus

PAUL MOUNIER

Clovis Cornillac

LUCIEN MOUNIER

Alice Belaïdi

ALICE

Marc Riso

MARC

Céline Groussard

CELINE

SYNOPSIS

Pour échapper à la police, un fils et son père en cavale sont contraints de trouver refuge dans une colonie de vacances pour jeunes adultes en situation de handicap, se faisant passer pour un pensionnaire et son éducateur spécialisé. Le début des emmerdes et d’une formidable expérience humaine qui va les changer à jamais.

VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?

Pour Un p’tit truc en plus, son premier film derrière la caméra, Artus n'a pas choisi la facilité puisqu'il dirige onze acteurs en situation de handicap mental. Il se rappelle : "C’est ce que tout le monde m’a dit et j’en avais évidemment conscience. Mais si je ne devais en faire qu’un seul, alors, je voulais que ce soit celui-là. On s’est heurtés à beaucoup de refus. On a entendu des phrases complètement dingues - « bon, ça va, on sait qu’ils existent, on va pas les montrer non plus »… C’est affligeant."

Pour trouver les comédiens handicapés du film, Artus a fait un post Instagram. Il se souvient : "Je n’avais pas de critère précis, je n’étais fermé à rien, à aucun handicap, mais je voulais des personnalités. Et puis il fallait que ça marche, entre eux, pour former la meilleure équipe possible. En tout, j’ai vu une cinquantaine de candidats…"

La logistique du tournage de Un p’tit truc en plus a été complexe : quinze rôles, avec, pour chacun, trente-cinq jours de tournage - plus les parents et les éducateurs hors champ, etc. Artus ne voulait pas faire un "film de valides", où, de temps en temps, on voit passer des personnages en situation de handicap pour rappeler qu’ils sont là : "Pour moi, ils étaient au centre et le film était choral : donc il n’y a pas une scène sans eux. Après, dans le groupe, chacun avait une place particulière…"

La Critique de SevenArt

L'IMPRESSION D'ENSEMBLE

La comédie de l’été. Artus a réussi un mélange très subtil. Lui seul pouvait traiter ce sujet avec l’humour et l’autodérision qui permet au film d’être drôle sans être moqueur, d’être bon sans se servir du handicap pour faire rire. Les personnages ont tous leur personnalité qui donnent tout l’intérêt du film. Les décors et la musique viennent compléter un film riche, drôle, intelligent.

LA NOTE : 7/10

L'HISTOIRE

Le scénario est très bon. Il parvient à nous immerger dans ce groupe charmant. Et que dire des dialogues, qui sont excellents. Ils nous font rire d’un bout à l’autre du film et donnent toute la puissance aux personnages. Enfin, l’évolution des personnages, qui gagnent en empathie, au contact les uns avec les autres. C’est également une grande richesse de ce film.

LA NOTE : 8/10

LE JEU

Artus, Clovis Cornillac, Alice Belaïdi, Marc Riso et Céline Groussard portent un film qui est admirablement soutenu par ces actes amateurs mais donnent bien plus que certains pros. La cohésion entre les acteurs, la bonne ambiance qui transpire à l’écran, apportent ce petit truc en plus qui fait toute la qualité du film.

LA NOTE : 7/10

LE RYTHME & LA MUSIQUE

Le film dure 1h39. Le rythme est très bon. On ne s’embarrasse pas du superflu et on prend le luxe de s’attarder sur des moments importants. On se sent bien dans ce groupe, perché dans les Alpes, en pleine nature pendant que chacun se découvre un peu. Quelques rebondissements bien pensés viennent éviter toute monotonie. En même temps avec les personnages que l’on a on ne risque pas de s’ennuyer.

LA NOTE : 7/10

La musique est variée, c’est le moins que l’on puisse dire. Outre Dalida qui est le fil rouge musical du film avec pas moins de 3 titres, on a le tube de l’été de Yanns « Clic Clic Pan Pan », la ballade culte « Say It Ain’t So, Joe de Murray Head et plusieurs titres électro, funk. Une BO éclectique et aussi agréable que le film. On a même un passage de disco italien des années 80 avec Paul Diamond. C’est dire !

LA NOTE : 8/10

LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX

Pour les décors, on grimpe dans le Vercors, en Isère pour s’installer dans une ferme qui offre un cadre idéal pour cette colonie de vacances, et pour le film. Globalement le film se déroule en Auvergne-Rhône-Alpes, avec un passage dans la Drôme, notamment pour les prises de vue sur l’eau. Ces décors nous plongent parfaitement en vacances avec cette charmante colonie.

LA NOTE : 7/10

Quelques effets spéciaux mais surtout du maquillage de très grande qualité. Sans spolier, les effets de la Substance sont parfaitement mis en scène. Le tout est horriblement bien mis en image dans des scènes bien sanglantes, qui servent le film et non le contraire, avec un beau clin d’œil à « The Thing » de John Carpenter en fin de film.

LA NOTE : 7/10

La Note de SevenArt

7.3 / 10