UNE BATAILLE APRES L’AUTRE

Paul Thomas Anderson

NOM ORIGINAL

ONE BATTLE AFTER OTHER

DATE DE SORTIE

24/09/2025

DUREE

2h42

GENRE

THRILLER

NATIONALITE

AMERICAINE

Leonardo Di Caprio

PAT CALHOUN / BOB FERGUSON

Sean Penn

COL. STEVEN J. LOCKJAW

Benicio del Toro

SENSEI SERGIO ST. CARLOS

Regina Hall

DEANDRA

Teyana Taylor

PERFIDIA BEVERLY HILLS

SYNOPSIS

Ancien révolutionnaire désabusé et paranoïaque, Bob vit en marge de la société, avec sa fille Willa, indépendante et pleine de ressources. Quand son ennemi juré refait surface après 16 ans et que Willa disparaît, Bob remue ciel et terre pour la retrouver, affrontant pour la première fois les conséquences de son passé…

VOUS NE LE SAVIEZ PEUT-ÊTRE PAS ?

Plutôt que de tourner en numérique comme beaucoup de blockbusters, Paul Thomas Anderson a insisté pour utiliser des caméras VistaVision (un format horizontal créé par Paramount dans les années 1950, utilisé par Hitchcock sur Vertigo). L’avantage : une image extrêmement détaillée, idéale pour les projections IMAX. Cela a exigé une logistique lourde : caméras rares, pellicule chère, et développement coûteux. Mais le réalisateur voulait que son film conserve le grain organique de la pellicule, même dans les séquences d’action les plus spectaculaires. Au XXIe siècle, un seul autre film a été tourné avec le même procédé, The Brutalist de Brady Corbet (2025).

Une bataille après l'autre s’inspire très librement du roman Vineland (1990) de Thomas Pynchon. Paul Thomas Anderson n’en est pas à son coup d’essai avec cet auteur puisqu'il avait déjà adapté Inherent Vice. A noter que le réalisateur n’a pas voulu être fidèle à la lettre du livre. Ici, il a pris le squelette narratif (un homme traqué par l’État, un groupe rebelle, la paranoïa des années Reagan), mais l’a transformé en une comédie-action épique. Leonardo DiCaprio décrit d'ailleurs le film comme une "fable politique mais avec l’énergie d’un cartoon".

Le film a nécessité sept mois de tournage à travers la Californie (Eureka, Arcata, Sacramento, Stockton, San Juan Batista, San Diego, Los Angeles, Borrego Springs) et le Texas (El Paso).

La Critique de SevenArt

L'IMPRESSION D'ENSEMBLE

Paul Thomas Anderson signe ici un film surprenant, intense, burlesque. Porté par des acteurs excellents, qui apportent la puissance à ce film, des décors magnifiques et une musique prenante, ce thriller activiste un peu particuliers nous offre un bon moment de cinéma, loin des sentiers battus, finalement assez rare aujourd’hui.

LA NOTE : 7/10

L'HISTOIRE

L’histoire flirte avec les frontières des genres. Si on parle de thriller, on pourrait suggérer la comédie noire, l’action, le polar, le drame aussi, bien sûr. Un film multicolore qui a la particularité de mélanger les styles, et de mettre une musique à l’inverse de ce qu’elle accompagne. Néanmoins, même si la fin du film souffre de quelques anomalies scénaristiques, notamment la poursuite en voiture sur les routes désertiques de Californie, l’histoire est loufoquement bonne.

LA NOTE : 7/10

LE JEU

Leonardo DiCaprio et Sean Penn en première ligne sont bien entendu excellents. Le premier en activiste au bout du rouleau, qui n’est plus que l’ombre de lui-même en robe de chambre la moitié du film. Le second en militaire raide comme son fusil et ravagé par les pulsions anti conventionnelles. A cela on peut ajouter un Benicio del Toro assez en retrait mais qui apporte néanmoins son aura et cela donne une belle distribution. On n’oubliera pas bien sûr Teyana Taylor, mais qui n’est finalement que peu à l’écran.

LA NOTE : 7/10

LE RYTHME & LA MUSIQUE

Le film dure 2h42. Une durée assez longue pour étirer doucement cette histoire qui traverse les styles. On passe ainsi de l’action activiste intense et brulante, à la traque en passant par des scènes assez comiques. Le tout dans cette ambiance un peu black power, révolutionnaire.

LA NOTE : 7/10

La musique est signée Jonny Greenwood. Le film aussi sérieux que loufoque, bénéficie d’une BO qui appuie cette ambivalence. Ainsi les notes répétitives au piano accentuent l’accès burlesque, au moment où l’intensité augmente et où l’action devient grave. On peut ensuite basculer sur les mélodies de noël aussi savoureuses qu’écœurantes, et sur des musiques additionnelles bien pensées.

LA NOTE : 8/10

LES DECORS & LES EFFETS SPECIAUX

Les décors sont excellents. On retiendra bien sûr la poursuite dans le désert d’Anza-Borrego en Californie avec ses routes droites mais faites de bosses qui donne un aspect étrange à cette course poursuite. La Californie encore et toujours avec le charme de San Juan Bautista qui donne cet aspect sud-americain. Quelques vues de Sacramento viennent compléter le tableau.

LA NOTE : 8/10

Pas d'effets spéciaux.

LA NOTE : N/A

La Note de SevenArt

7.3 / 10